Arnaud Montebourg prône plus de travail partiel pour sauver l'automobile

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Arnaud Montebourg prône plus de travail partiel pour sauver l'automobile
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Le gouvernement prône d'imiter le modèle allemand pour éviter la fermeture des usines automobiles...

A deux jours du salon automobile de Paris, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg est revenu ce mardi sur l'avenir du secteur en France. Il s'est notamment prononcé en faveur du recours au chômage partiel, sur le modèle allemand. "Je suis favorable à ce qu'on élargisse, à ce qu'on facilite l'usage du travail partiel, plutôt qu'on ferme des usines car c'est la stratégie allemande qui leur a tant réussi dans la crise", a déclaré le ministre, cité par Reuters, au cours d'une rencontre organisée par 7pmTV. "Les Allemands ont été fourmi" "Quand votre chiffre d'affaires s'écroule de 80%, la réaction française a été de mettre tout le monde à la porte, de perdre les savoir-faire industriels, de perdre les compétences, de désoler des territoires", a-t-il ajouté, rappelant que Berlin avait investi 6 milliards d'euros dans le chômage partiel. "Nous avons été cigale, les Allemands ont été fourmi", selon lui. Arnaud Montebourg s'est par ailleurs voulu optimiste sur le plan de restructuration annoncé par PSA. Au total, 8.000 suppressions de postes sont programmées par le constructeur automobile français, mais le ministre espère voir ce chiffre fondre à la faveur des négociations tripartites entre Peugeot, les syndicats et l'Etat. Besoin d'émulation Le ministre a par ailleurs estimé que le groupe sochalien, malgré ses lourdes difficultés financières, avait toujours sa place au sein de l'industrie française. "Les constructeurs eux-mêmes ont besoin de cette émulation, je suis convaincu que la France qui est un grand pays, une grande nation industrielle, qui exporte ses produits, a l'espace, la force d'avoir plusieurs constructeurs généralistes sur son sol, elle n'est pas la seule d'ailleurs dans ce cas", a-t-il dit. Pour Arnaud Montebourg, une des clefs du succès de l'automobile française se trouve aujourd'hui dans les véhicules électriques. Il a d'ailleurs salué le pari de Renault dans ce domaine, en expliquant attendre beaucoup également de l'hybride et des moteurs thermiques à faible consommation