Arnaud Montebourg lève 300 millions de prêts pour les entreprises

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Arnaud Montebourg lève 300 millions de prêts pour les entreprises
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Le ministre a présenté son plan de"résistance économique" afin de venir en aide aux entreprises à court de trésorerie...

Arnaud Montebourg a présenté son plan de"résistance économique" mercredi, avec l'objectif de venir en aide aux entreprises à court de trésorerie, mais qui sont néanmoins jugées viables. Le principal outil de ce plan consiste à abonder le Fonds de développement économique et social (FDES) à hauteur de 300 millions d'euros, contre 80 millions actuellement. Sociétés de taille intermédiaire "Nous sommes aujourd'hui confrontés au refus par les banques de faire leur travail et de partager les risques", a déclaré le ministre du Redressement productif en conférence de presse à l'issue du conseil des ministres. "C'est la raison pour laquelle avons décidé d'utiliser l'ancien fonds économique et social". Créé en 1955, mais plus réellement utilisé actuellement, il a pour but de prêter aux entreprises, à des taux inférieurs à ceux du marché, afin de développer le tissu économique de certaines régions en difficulté. Il a été utilisé dans des circonstances "exceptionnelles"comme le choc pétrolier ou les précédentes crises économiques, a expliqué le ministre. L'argent ne sera pas destiné à des grands groupes mais à des sociétés de taille intermédiaire qui, faute d'aide, pourraient entraîner dans leur chute des secteurs entiers de l'économie, a détaillé Arnaud Montebourg.  "Ces sommes serviront exclusivement à des prêts à des entreprises", pour financer des projets industriels", a-t-il ajouté, précisant qu'il n'y aurait ni don ni entrées au capital des sociétés et que ces prêts pourraient s'accompagner de changement à la direction de l'actionnariat des entreprises."Si l'Etat n'intervenait pas, nous serions obligés de constater que les banques ont tué ces entreprises", a insisté Arnaud Montebourg. 15.000 emplois perdus Le groupe d'électroménager Fagor Brandt, le verrier Arc international, le chimiste Kem-One et l'entreprise de transports Maury sont quatre entreprises appelées à bénéficier de prêts en priorité, ce qui représente 20.000 emplois. Selon son décompte, les dossiers traités par son ministère ont concerné jusqu'ici 154.000 emplois, permettant d'en sauver 139.000, soit une perte de 15.000 environ. Il a notamment cité en exemple le sauvetage de l'usine d'aluminium Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne. Ce plan de "résistance économique" sera soumis aux députés via un amendement au projet de loi de finances rectificatif actuellement en débat au Parlement. Il comprend également des mesures sur les faillites et l'accompagnement des salariés dont l'emploi est menacé. Ce texte est présenté alors que les manifestations de colère contre le gouvernement se multiplient, sur fond d'annonces de plans sociaux ou de dépôts de bilan.