Arkema : les salariés du pôle Vinyliques sont inquiets

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Arkema : les salariés du pôle Vinyliques sont inquiets
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Le chimiste leur a annoncé son souhait de céder à Klesch cette branche

Vent de colère chez les salariés du pôle Vinyliques d'Arkema. Le chimiste leur a annoncé son souhait de céder à Klesch cette branche, la moins rentable du groupe, et en réaction hier, les sites français de la spécialité étaient en grève, les syndicats craignant les conséquences de cette opération sur l'emploi, même si à court terme Arkema leur a fourni des garanties. Lors d'un comité central d'entreprise hier, l'ancienne filiale de Total a présenté en détails le projet, en rappelant que l'opération se fera "sans restructuration de l'outil industriel" et en conservant le statut actuel des salariés, et que la nouvelle entité serait dotée des ressources nécessaires à son développement. Des "investissements de développements importants" seraient en outre réalisés "dont une première série serait réalisée sur la période 2012-2014", notamment sur les sites de Saint-Auban, Saint-Fons, Balan, Berre, Lavera et Fos sur Mer en France et Hernani en Espagne. Les syndicats craignent que Klesch ne s'intéresse qu'aux remontées de liquidités et qu'il ne néglige l'outil industriel. Il est reproché au groupe d'investissement familial, basé à Genève, d'avoir procédé à des restructurations sévères lors de plusieurs rachats d'entreprises réalisés ces dernières années. Arkema avait annoncé le 23 novembre dernier son souhait de céder la totalité de son pôle Vinyliques à Klesch. La transaction devrait avoir un impact comptable négatif, précisément une charge exceptionnelle nette de -470 millions d'euros, dont environ 100 millions d'euros d'impact négatif sur la trésorerie aux bornes. Le projet prévoit la cession de l'ensemble des actifs français directement liés aux activités chlore et à ses dérivés ainsi que l'ensemble des activités aval dans le monde (compounds, tubes et profilés). L'établissement de Jarrie qui ne sera plus intégré à la chaine des Vinyliques (suite au projet d'arrêt du dichloroéthane) ne rejoindrait pas ce nouvel ensemble. L'établissement de Saint-Auban ne serait concerné que par le transfert de l'activité PVC pâtes. L'activité EVA de Balan ne serait pas concernée par ce projet. 1.780 salariés français et 850 salariés hors de France seraient transférés dans la nouvelle entité dont le siège social serait basé à Lyon.