Areva estime que six réacteurs japonais pourraient redémarrer en 2013

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Areva estime que six réacteurs japonais pourraient redémarrer en 2013
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Le groupe nucléaire pense que son activité au Japon pourrait reprendre une place "tout à fait significative"...

Près de deux ans après la catastrophe de Fukushima, Areva estime que six réacteurs pourraient démarrer dans le pays cette année. "On pense qu'il pourrait y avoir une demi-douzaine de réacteurs qui redémarrent d'ici à la fin de l'année 2013", a  déclaré le patron du groupe nucléaire, Luc Oursel, au cours d'une réunion avec la presse, cité par Reuters. "A titre personnel, je reste dans l'idée qu'il y aura à peu près deux tiers des réacteurs qui redémarreront", a-t-il ajouté. Le Japon compte actuellement 58 installations à l'arrêt, sur un total de 50. Une place significative Après Fukushima, la part du Japon dans le chiffre d'affaires d'Areva est tombée à 5% en 2012, contre 8% en 2011. La catastrophe a entraîné environ 940 millions d'euros d'annulations de commandes pour le groupe. Mais l'activité devrait repartir : "On est dans un point bas, mais si les centrales redémarrent, le Japon reprendra une place tout à fait significative", a souligné Luc Oursel. Différenciation par rapport à Tchernobyl Areva est intervenu à Fukushima pour traiter les eaux du site, exploité par le japonais Tepco, fournir des emballages de combustibles, décontaminer les sols et cartographier les pollutions par hélicoptère. "Je reste confiant dans la possibilité que les populations puissent revenir habiter dans leur maison à un horizon à déterminer (...) sous réserve que les infrastructures économiques redémarrent. Si tel est le cas, la perception de cet accident majeur sera totalement différente et il y aura une très forte différenciation par rapport à Tchernobyl".