Après DSK, Abou Dhabi au secours de la Serbie !

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Après DSK, Abou Dhabi au secours de la Serbie !
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D'après le 'Financial Times' du jour...

Après s'être offert les conseils économiques de Dominique Strauss Kahn, la Serbie s'est tournée vers un autre partenaire inattendu : les Emirats Arabes Unis. ..! Malgré son passé guerrier et anti-musulman au Kosovo, la Serbie aurait ainsi convaincu Abou Dhabi de lui prêter plusieurs milliards de dollars d'ici à la fin 2014, affirme le 'Financial Times' du jour.   La Serbie espère obtenir plusieurs prêts   Le quotidien britannique cite le vice-premier ministre serbe Aleksandar Vucic, qui affirme que son pays espère recevoir d'Abou Dhabi un prêt à bas taux d'un milliard de dollars cette année, puis d'autres prêts l'an prochain, portant leur montant total entre 2 et 3 milliards d'ici à la fin 2014. Le première tranche de un milliard sera utilisée pour moitié pour refinancer des emprunts existants ayant des taux plus élevés, et pour l'autre moitié sera injectée dans l'économie serbe, a précisé M. Vucic. Un premier prêt de 400 M$, déjà versé, pourrait être investi dans le secteur agricole, a-t-il ajouté.   La Serbie bénéficie de plusieurs conseillers   En ao�"t dernier, la compagnie des Emirats Etihad Airways avait acquis 49% de la compagnie déficitaire serbe JAT Airways, et les Emirats seraient aussi intéressés par des coopérations avec Belgrade dans le domaine agricole et de la défense. A la mi-septembre, la Serbie, qui se débat pour sortir d'une grave crise économique, avait annoncé que l'ancien directeur général du FMI Dominique, Strauss Kahn, allait la conseiller en matière économique. En outre, le gouvernement serbe a annoncé hier que l'ancien vice-président de la Commission européenne, l'Italien Franco Frattini, avait lui aussi accepté de conseiller Belgrade dans ses négociations en vue d'adhérer à l'Union européenne, que la Serbie espère entamer en 2014. Parallèlement, la Serbie travaille activement à renouer le dialogue avec le FMI, qui avait suspendu ses prêts au pays début 2012, face au refus de Belgrade d'adopter des réformes.   Pour sortir du marasme économique, la Serbie est résolue cette fois à prendre de sévères mesures d'économies, et s'apprête à annoncer un plan de rigueur comprenant notamment des baisses des salaires des fonctionnaires. Le pays, dont le PIB a fléchi de 1,7% en 2012, affiche un taux de chômage de 25%, un déficit budgétaire de 7,5% du PIB, et sa dette publique a gonflé de 40% à plus de 60% du PIB en 4 ans.