Allemagne : une coalition Merkel/SPD pas exclue dimanche prochain ?

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Allemagne : une coalition Merkel/SPD pas exclue dimanche prochain ?
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Dernière ligne droite...

Sans grande surprise, les élections en Bavière ont conforté hier dimanche l'avance d'Angela Merkel... A une semaine des élections générales en Allemagne, la CSU, le parti bavarois allié au niveau national à la CDU de la chancelière, a en effet remporté la majorité absolue au parlement régional. En revanche, les libéraux du FDP, partenaires actuels dans la coalition de la chancelière, ont été laminés. Avec à peine plus de 3% des suffrages, ils n'ont pas franchi la barre des 5% qui leur aurait assuré des sièges en Bavière. Essai à transformer Or, si le FDP ne se redresse pas d'ici à dimanche prochain au plan national, et n'y franchit pas la barre des 5%, Mme Merkel ne pourra pas reconduire sa coalition actuelle, et devra alors s'appuyer sur le parti social-démocrate (SPD) de Peer Steinbrück. Ce dernier a recueilli 20,5% des voix hier en Bavière, selon des projections presque définitives, et s'il transforme cet essai, il pourrait, en tant que deuxième parti après le CDU/CSU s'imposer comme partenaire obligé... Certains observateurs soulignent cependant que la Bavière constitue un "cas particulier", et estiment que les électeurs du FDP vont se mobiliser fortement dimanche prochain pour faire entrer le parti au parlement fédéral. Les derniers sondages créditaient les libéraux de 4 à 6% de voix au plan fédéral. Salaire minimum Une cohabitation avec le SPD ne serait pas une nouveauté pour Angela Merkel, qui a déjà dirigé une "grande coalition" avec les sociaux-démocrates lors de son premier mandat de 2005 à 2009. M. Steinbrück n'est pas non plus un inconnu, puisqu'il a été son ministre fédéral des Finances pendant cette période... Politiquement, la chancelière et ses alliés de droite devront cependant mettre de l'eau dans leur vin s'ils sont amenés à composer une nouvelle fois avec le SPD. Le programme soutenu par M. Steinbrück comprend notamment un projet de salaire minimum, auquel Mme Merkel est opposée, et au plan européen, la position de la gauche est plus souple vis-à-vis des pays européens endettés...