Air France pourrait verser 400.000 euros de prime à son ex-PDG, sur fond de plan d'austérité

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Air France pourrait verser 400.000 euros de prime à son ex-PDG, sur fond de plan d'austérité
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Les syndicats crient au scandale...

La nouvelle ne passe pas... Alors que le Comité central d'Entreprise d'Air France KLM a présenté hier un nouveau point d'étape du plan "Transform 2015" évoquant notamment des "sureffectifs", le ministre des Transports Frédéric Cuvillier s'est entretenu avec le PDG de la compagnie aérienne. Le ministre a indiqué "qu'il serait particulièrement attentif tout au long des mois à venir à ce que la compagnie qui compte 53.000 salariés puisse se donner les moyens de son redressement, en écartant tout plan prévoyant des départs non volontaires". Le groupe n'a pas précisé l'ampleur de ces sureffectifs, chose qu'il devrait faire au cours de la seconde moitié du mois de juin, mais a promis de ne pas procéder à des départs contraints. Un engagement dont le gouvernement dit "avoir pris acte"... Air France avait déjà annoncé en début d'année un gel des effectifs pour 2012 et 2013. Ces réductions d'effectifs doivent permettre à la compagnie aérienne d'augmenter sa productivité de 20% pour faire face à la concurrence. Dans un communiqué, la CGT estime que déjà plus de 10% des emplois au sol ont disparu ces 5 dernières années. La présentation de ce plan tombe mal pour l'Unsa-Smaf, syndicat des métiers d'Air France. "Dans un contexte de résultats dégradés depuis plusieurs années (...) L'Assemblée Générale (...) du 31 mai 2012 proposera aux actionnaires d'approuver le versement d'une indemnité de non concurrence de 400.000 euros à Monsieur Pierre Henri Gourgeon (ex-PDG du groupe, ndlr)", s'insurge la deuxième organisation de la compagnie. L'Unsa rappelle que si cette prime est versée, Pierre Henri Gourgeon aura reçu une rémunération globale de 2,2 millions d'euros pour avoir occupé son poste d'avril à octobre 2011. "Qui peut concevoir, que l'on demande (alors) des efforts financiers aux salariés de la compagnie?", s'interroge l'Unsa-Smaf.