Air France: nouvelle polémique autour des "retraites chapeaux"

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Air France: nouvelle polémique autour des "retraites chapeaux"
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La direction assure que , le régime de retraites chapeau qui était en vigueur chez Air France depuis 2004 a été dénoncé.

La direction d'Air France et les syndicats se renvoient la balle ce vendredi concernant la polémique sur d'éventuelles retraites chapeau dédiées à certains cadres dirigeants de la compagnie. "Entre 2005 et 2011, 98 millions d'euros pour 30 cadres d'Air France ont été provisionnés"( cf.Document de référence AF/KLM p27, disponible sur airfranceklm-finance.com). Le montant de la provision n'apparaît plus en lecture directe dans les comptes.Les hauts cadres en question touchent à vie entre 35 et 40% de leurs rémunération moyenne annuelle des trois dernières années d'activité avec pour seule condition d'ancienneté, être resté 7 ans à Air France", déplore le syndicat Sud Aérien dans un communiqué. L'ancien PDG du groupe, Jean-Cyril Spinetta aurait ainsi décidé de liquider sa retraite en 2009. "Sa rémunération, les 3 dernières années d'activité était autour de 1,2 millions d'euros. Il touche donc une retraite à vie de 420 à 480.000 euros", poursuit l'organisation syndicale. Précisions d'Air France La réaction de la direction ne s'est pas faite attendre. "A l'occasion de l'arrivée d'Alexandre de Juniac, le régime de retraites chapeau qui était en vigueur chez Air France depuis 2004 a été dénoncé : depuis le 1er janvier 2013, ce régime de retraite ne compte aucun nouvel entrant. Depuis 2 ans, ce régime ne fait plus l'objet de financement dédié", a-t-elle fait valoir. Elle précise par ailleurs qu'Alexandre de Juniac, compte tenu de la situation de l'entreprise, "n'a jamais bénéficié de retraite chapeau et a demandé à son arrivée à voir sa rémunération variable baisser de moitié". Plan Transform 2015 Le management assure par ailleurs qu'avec le plan de réduction des co�"ts 'Transform 2015', "les cadres dirigeants d'Air France sont la seule catégorie de l'entreprise à avoir subi une baisse nette de rémunération, puisque les (...) variables ont été significativement réduites". "Depuis plus de deux ans, les salaires sont bloqués chez Air France, nous avons perdu plus de 7500 emplois, et nous subissons plan social sur plan social", rétorque toutefois le syndicat Sud aérien.