Air France KLM : les pilotes appuient le plan "Transform 2015"

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Air France KLM : les pilotes appuient le plan "Transform 2015"
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Les adhérents au SNPL Air France ALPA, qui représentent 72% des pilotes du transporteur, se sont en effet prononcés à 67% en faveur du projet...

La compagnie Air France KLM a franchi hier soir un important écueil dans la mise en place de son plan de restructuration et de redressement, en recevant si ce n'est le soutien inconditionnel du moins le feu vert de ses pilotes. Les adhérents au SNPL Air France ALPA, qui représentent 72% des pilotes du transporteur, se sont en effet prononcés à 67% en faveur du projet. Le taux de participation a atteint 83%. "Cette forte mobilisation témoigne de l'importance de l'enjeu et de la volonté des pilotes de ligne d'Air France d'agir pour le nécessaire rétablissement de la situation économique de la compagnie", a commenté en soirée le SNPL, qui a rappelé que son feu vert "impose que la mise en oeuvre des mesures pilotes soit fonction des mesures prises pour l'ensemble de l'entreprise". Les hôtesses et stewards sont contre De son côté, la compagnie s'est évidemment félicitée de cette validation, évoquant un "résultat sans ambiguïté", qui "témoigne de l'esprit de responsabilité des pilotes de la compagnie et de leurs représentants". Les syndicats des personnels au sol avaient également validé le projet, qui vise à améliorer de 20% l'efficacité économique de l'entreprise via plusieurs leviers, dont des suppressions de postes. En revanche, les hôtesses et stewards avaient repoussé le projet en juillet. Les adhérents de l'UNSA-PNC et du SN-PNC avaient en effet rejeté le plan à 95,6% et 80,8% des voix respectivement, tandis que ceux de l'UNAC l'avaient approuvé à 54,8%. Même s'il est le premier syndicat des hôtesses et stewards ("PNC", pour personnels navigants commerciaux), l'UNAC n'avait pas atteint le seuil de 30% des voix nécessaires à l'adoption du plan. Concrètement, Air France va pouvoir continuer la préparation de sa restructuration, qui aurait été fort compliquée en cas de rejet par les pilotes. Pour les autres personnels navigants, et en conséquence de leur opposition, la compagnie devra attendre la fin des accords actuels, en 2013, pour déployer ses décisions. La perspective de nouvelles négociations dans l'intervalle avait été écartée par Alexandre de Juniac, lorsqu'il avait indiqué qu'il était hors de question de revenir à la table des négociations avec les personnels navigants commerciaux en cas de rejet du plan, par souci d'équité avec les autres catégories de personnel.