Affaire Tapie/Adidas : l'Elysée n'est pas intervenu dans l'arbitrage, assure Claude Guéant

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Affaire Tapie/Adidas : l'Elysée n'est pas intervenu dans l'arbitrage, assure Claude Guéant
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La procédure a été menée par le ministère de l'Economie a-t-il ajouté.

"L'Elysée n'est  évidemment pas intervenu dans la décision du tribunal d'arbitrage", a expliqué ce vendredi matin sur RTL, l'ex ministre de l'Interieur, Claude Guéant concernant le litige portant sur la cession du groupe d'équipements de sport Adidas. Cette semaine son domicile et son cabinet ont été perquisitionnés. "Les enquêteurs cherchaient des éléments de nature à accréditer la thèse selon laquelle l'Elysée aurait pu favoriser cet arbitrage (...) ils ont juste trouver le numéro de téléphone de Bernard Tapie dans mon portable...", a souligné l'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. En juillet 2008, un tribunal arbitral a accordé 403 millions d'euros à Bernard Tapie pour mettre un terme à un litige portant sur la cession d'Adidas par Crédit Lyonnais en 1993, lorsque la banque était encore publique. Bercy avait abandonné la voie judiciaire, malgré une victoire en cassation et contre l'avis de certains conseillers du ministère de l'Economie, alors dirigé par l'actuelle présidente du FMI, Christine Lagarde. "Une procédure menée par Bercy" Bercy a préféré avoir recours à la procédure d'arbitrage "par laquelle 80% des litiges sont réglés", plutôt qu'à la voie judiciaire classique, car elle prend moins de temps et coûte donc moins cher à l'Etat, a tenu à souligner Claude Guéant. "L'Elysée était au courant" mais "la procédure a bien sûr été menée par le ministère des Finances (...) les arbitres ont été choisis par les partis", a ajouté l'ancien ministre de l'Intérieur. En début d'année, la justice a perquisitionné le domicile du PDG de France Télécom, Stéphane Richard qui était le directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment des faits.