Affaire Depardieu : la Belgique refuse d'être un "bouc émissaire"

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Affaire Depardieu : la Belgique refuse d'être un "bouc émissaire"
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Le ministre belge des Affaires étrangères défend son pays, après la décision de Gérard depardieu de s'y installer pour des raisons fiscales...

Les réactions s'enchaînent après la décision de Gérard Depardieu de s'installer en Belgique, pour des raisons fiscales... Ce matin, c'est le ministre belge des Affaires étrangères qui défend son pays. "Nous ne comprenons pas cette façon de trouver un bouc émissaire en disant qu'il y a un pays voisin où les Français vont se réfugier", a déclaré Didier Reynders au micro de RTL. "Pas notre responsabilité" "Il n'y a eu aucune mesure prise en Belgique pour attirer un quelconque citoyen français. Il y a eu une évolution du système fiscal français, qui a peut-être des conséquences, mais ce n'est pas de notre responsabilité. C'est aux autorités françaises de faire l'analyse", a-t-il ajouté. Il s'est dit favorable à une harmonisation fiscale européenne, même si cela "ne veut pas dire que tous les pays européens vont s'aligner sur les décisions prises à Paris". "Je refuse le mot 'minable' La Belgique n'impose ni la fortune, ni les plus-values sur le patrimoine privé, même si l'imposition des revenus du travail y est beaucoup plus élevée qu'en France. La semaine dernière, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a qualifié la décision de Gérard Depardieu de "minable". Le comédien lui a répondu par une lettre ouverte publiée dans le 'Journal du dimanche'. "Je ne suis ni à plaindre, ni à vanter, mais je refuse le mot 'minable'. Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande, Monsieur Ayrault, Premier ministre de Monsieur Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous ?", s'interroge Gérard Depardieu.