Affaire Cahuzac : Pierre Moscovici répond à Charles de Courson

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Affaire Cahuzac : Pierre Moscovici répond à Charles de Courson
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Le ministre de l'Economie accuse le président de la Commission d'enquête d'être partial...

Pierre Moscovici a été piqué au vif par les propos tenus à plusieurs reprises par le député UDI, Charles de Courson qui préside la commission d'enquête chargée de faire toute la lumière sur l'affaire Jérôme Cahuzac. Dans une lettre qui lui est adressée et dont 'Le Monde' a eu copie, le ministre de l'Economie tient à remettre les points sur les "i". "Donner chair à une thèse politique" Dans une interview parue jeudi dans 'Le Figaro', Charles de Courson estime que dans cette affaire, "tout se concentre sur des dysfonctionnements dans les services qui relèvent de la compétence de Pierre Moscovici", ajoutant "il dit qu'on l'accuse d'incompétence. Et bien oui"... Le ministre de l'Economie estime qu'en tenant de tels propos, Charles de Courson "loin de chercher à établir une vérité de façon impartiale", tente "de donner chair à une thèse politique, développée avant même le début de (l')enquête". Il note au passage "que certains parlementaires de l'opposition, tout en posant légitimement des questions (...) sont convenus qu'il n'y avait eu ni connivence, ni tentative d'étouffement" de l'affaire. Charles de Courson a dit détenir les preuves selon lesquelles le chef de l'Etat, François Hollande était au courant des forts soupçons pesant sur l'ex-ministre du Budget... Pas de réunion informelle pour "se couvrir" Dans sa lettre, Pierre Moscovici revient une nouvelle fois sur les accusations concernant la tenue d'une réunion informelle le 16 janvier, à l'issue du Conseil des ministres qui aurait eu pour but de "le couvrir", selon les termes de Charles de Courson employés dans 'Le Figaro'. Le député UDI indique que François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Jérôme Cahuzac lui-même y participaient. "Le ministre de l'Economie nous l'a confirmé", déclare-t-il. Or, ce dernier "confirme cet échange rapide" (portant sur une demande d'entraide fiscale avec la Suisse pour vérifier les faits, ndlr), mais "en aucun cas, contrairement à ce que vous laissez entendre, Jérôme Cahuzac n'a été "associé" au processus de rédaction ni d'envoi de la lettre conséquente, que cela soit au fond ou sur la forme". Dans sa première audition, l'ex-ministre du Budget a assuré n'avoir jamais été informé de cette démarche. Il sera de nouveau entendu pat la commission le 23 juillet.