Affaire Cahuzac: Mr De Courson, "à la recherche d'un peu de notoriété", estime Bruno Le Roux

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Affaire Cahuzac: Mr De Courson, "à la recherche d'un peu de notoriété", estime Bruno Le Roux
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Le président de la Commission d'enquête chargée de faire la lumière sur cette enquête est accusé de manquer de discernement...

Alors que la Commission d'enquête parlementaire chargée de faire toute la lumière sur l'affaire Jérôme Cahuzac auditionnera de nouveau l'ex-ministre du Budget ce mardi 23 juillet, le chef de file des députés PS a lui aussi pointé du doigt le comportement de son président UDI, Charles de Courson. "Je pense que tout a été dit (...) toutes les auditions ont montré que la justice a mieux fonctionné que pour n'importe quelle affaire (...) elle n'a jamais subi la moindre pression, la moindre intimidation", a déclaré Bruno Le Roux ce lundi matin sur RMC et BFM Télé. Charles de Courson "à la recherche d'un peu de notoriété" Au cours de ces derniers jours, Charles de Courson a fait plusieurs déclarations dans les médias : il assure détenir les preuves selon lesquelles le chef de l'Etat, François Hollande était au courant des forts soupçons pesant sur Jérôme Cahuzac. Il a également critiqué le travail du ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, qui lui a d'ailleurs adressé une lettre de réponse. Pour Bruno Le Roux, l'attitude de Charles de Courson "a montré qu'il voulait autre chose que la recherche de la vérité (...) peut-être un peu de notoriété". Interrogations sur la réunion du 16 janvier C'est "parce que Mr de Courson n'a rien pu mettre en exergue qui soit reproché au président de la République ou au Premier ministre qu'il essaie de faire durer (les choses) par des auditions", a ajouté Bruno Le Roux. L'audition du ministre de l'Economie, Pierre Moscovici a relancé les interrogations la semaine dernière, notamment sur la tenue d'une réunion informelle, le 16 janvier dernier à l'Elysée, à l'issue du Conseil des ministres. C'est pourquoi la Commission a décidé de convoquer une nouvelle fois le principal intéressé. Dans son livre "Jérôme Cahuzac, les yeux dans les yeux", la journaliste du Point Charlotte Chaffanjon révélait que François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac lui-même s'étaient entretenus ce jour là pour décider d'une demande d'entraide administrative avec la Suisse. Une réunion confirmée par le ministre de l'Economie, qui a cependant indiqué que Jérôme Cahuzac n'a pas "été associé" au processus mais simplement "informé." Mais lors de sa première audition, l'ex-ministre du Budget a dit n'avoir jamais été mis au courant de cette démarche. "Rien n'a été examiné, notamment en présence de Jérôme Cahuzac, qui puisse porter atteinte à la séparation nécessaire entre l'exécutif et de la justice", a encore assuré ce matin, Bruno Le Roux.