Accord Emploi : la loi respectera-t-elle le texte ?

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Accord Emploi : la loi respectera-t-elle le texte ?
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C'est en tout cas ce qu'a promis le gouvernement

C'est ce mercredi que le gouvernement doit présenter le projet de loi portant sur l'accord emploi, contre lequel "plusieurs milliers de personnes" ont manifesté mardi, à l'appel de la CGT et FO, non signataires du texte (trois syndicats sur cinq l'ont adopté). Ils ont appelé les parlementaires à peser de tout leur poids lors des débats. Le Front de Gauche veut faire barrage Les défenseurs de l'accord assurent qu'en échange d'une plus grande souplesse offerte aux entreprises (mesure de chômage partiel en temps de crise, procédure de licenciement économique facilité), les salariés seront mieux protégés (couverture mutuelle, droit au chômage rechargeable, CDD surtaxés). Une réalité biaisée pour le Parti de Gauche, qui parle d'un texte "made in Medef". Dans un tract, il dénonce notamment un accord où "l'employeur pourra imposer une "mobilité" forcée à des salariés dans d'autres sites de l'entreprise". Le texte indique cependant que les conditions de cette mobilité devront être négociées. Le Front de Gauche estime également que le texte ne va pas assez loin  sur les contrats courts : si les CDD de moins d'un mois sont davantage taxés, il regrette que les entreprises ne soient pas contraintes de limiter les contrats précaires. Parmi les revendications du Front de gauche figure aussi l'obligation pour une société de vendre un site rentable si un repreneur se manifeste. "L'accord prévoit seulement que lorsque l'entreprise envisage sa fermeture, celle d'un établissement, d'un site ou d'une filiale, il convient d'envisager la recherche de repreneurs", regrette-t-il. La droite votera la loi si elle n'est pas modifiée Au sein de l'UMP, plusieurs membres se sont prononcés en faveur de l'accord trouvé, mais pas à n'importe quel prix. L'ancien Premier ministre, François Fillon le votera "à condition que le Parlement ne le modifie pas. Il va dans le bon sens. C'est un projet défensif contre les défections d'entreprises", a-t-il déclaré ce matin sur RMC. Même son de cloche du côté de l'ex-ministre de l'Education, Luc Chatel. "Je voterai cet accord, qui est un premier pas dans la bonne direction (...) il va permettre plus de flexibilité", a-t-il déclaré sur i-Télé, s'interrogeant toutefois sur le choix que fera le gouvernement : "Est-ce qu'il va suivre ce texte ou l'aile gauche de son parti"? Le gouvernement a d'ores et déjà fait savoir que l'équilibre du texte serait maintenu, Michel Sapin tablant sur une entrée en vigueur du texte dès le mois de mai...