800.000 postes par an à pourvoir à l'horizon 2022 ?

  • A
  • A
800.000 postes par an à pourvoir à l'horizon 2022 ?
Partagez sur :

Environ 80% de ces postes à pourvoir correspondraient à des départs en fin de carrière, les 20% restant étant des créations nettes d'emploi.

Entre 735.000 et 830.000 postes par an seraient à pourvoir entre 2012 et 2022, d'après une étude de la Dares (ministère du Travail) dévoilée mercredi, qui remet à jour ses projections après le "retournement de 2011". Environ 80% de ces postes correspondraient à des départs en fin de carrière, les 20% étant des créations nettes d'emploi. Cet exercice de prospective montre que c'est surtout le secteur tertiaire qui serait mis en avant, avec un fort développement des métiers du commerce et des services, mais aussi des créations dans les professions de soin (sauf les médecins) et des services à la personne. La Dares note que les métiers industriels se stabiliseraient : "les pertes d'emploi seraient moins fortes que par le passé parmi les ouvriers non qualifiés de l'industrie, et l'on observerait des créations pour certains métiers d'ouvriers qualifiés ; les métiers agricoles poursuivraient leur repli". C'est la fonction publique, avec les emplois administratifs, mais aussi les postes de secrétaires, qui enregistreraient un repli. Facteurs d'incertitude La Dares évoque par ailleurs un tendance à une nette polarisation dans les années à venir, avec davantage de métiers très qualifiés, et notamment des cadres plus nombreux, tandis que les ouvriers et employés qualifiés perdraient du poids, et que les effectifs des ouvriers et employés peu qualifiés resteraient stables, avec notamment des créations dans le secteur de l'aide à la personne. Cette étude dresse donc trois scénarios : le scénario "de crise" évoque 734.800 postes à pourvoir, le "central" 796.700, et le scénario "cible" 831.600 postes. "Parmi les facteurs d'incertitude, les aléas entourant l'évolution macroéconomique des prochaines années sont particulièrement importants dans le contexte actuel où les prévisions de retour de la croissance restent fragiles, comme l'a souligné le Haut Conseil des finances publiques en avril dernier", explique la Dares.