75% des PME voient leurs conditions d'accès au crédit se durcir

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75% des PME voient leurs conditions d'accès au crédit se durcir
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Même si la confiance remonte chez les dirigeat

Les chefs d'entreprises sont toujours aussi inquiets pour l'économie française, 90% d'entre eux exprimant leur pessimisme à ce sujet, selon le dernier baromètre Ifop pour KPMG et la CGPME. Concernant leur propre activité, ces craintes se dissipent, mais restent partagées par 51% d'entre eux, soit une baisse de neuf points par rapport au mois de janvier. "Dans ce contexte, moins d'un patron de PME sur quatre (24%) déclare que les 50 premières mesures du choc de simplification à destination des entreprises, annoncées le 14 février dernier, leur inspirent confiance", indique cette étude. Des revenus en baisse Parmi les problèmes les plus souvent cités par les patrons de PME : la baisse du chiffre d'affaires (51%, - 3 points), devant la hausse sur les co�"ts ou les prix des fournisseurs (50%, +2 points), ou les problèmes de trésorerie ou de financement (31%, - 5 points). En revanche, la situation économique semble peser moins lourd sur les conditions d'accès au crédit. Ainsi, 48% des chefs d'entreprises interrogés déclarent ressentir un impact négatif de la conjoncture, ce qui matérialise une baisse de 15 points, et 46% ne ressentent même aucun impact (+14 points). Problèmes d'accès au crédit "En parallèle, plus de deux chefs d'entreprise sur trois déclarent avoir au moins un besoin de financement (67%, stable par rapport à janvier 2014) dont 40% (- 2 points) pour financer des investissements et 39 % (- 2 points) pour financer l'exploitation - trésorerie, escomptes, etc.", écrit l'Ifop. Pourtant, même si la situation semble se détendre sur ce point également, 75% des dirigeants constatent toujours un durcissement des conditions de financement des banques. Il citent notamment des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités (45% des PME), mais aussi des demandes de garanties supplémentaires (39%), ou des demandes de caution (36%). Conséquence : plus d'un dirigeant de PME sur trois, fait encore état d'une autolimitation dans ses investissements et dans ses demandes auprès des banques, en raison des difficultés d'accès au crédit", indiquent les auteurs de cette étude.