72% des Français sont favorables à plus de contrôles des chômeurs

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72% des Français sont favorables à plus de contrôles des chômeurs
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Le ministre du Travail, François Rebsamen, a provoqué un tollé en début de semaine, en suggérant de contrôler davantage les chômeurs pour s'assurer qu'ils recherchent bien un emploi.

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a provoqué un tollé en début de semaine, en suggérant de contrôler davantage les chômeurs pour s'assurer qu'ils recherchent bien un emploi. "Indécent" par exemple pour la CGT, mais les Français ne semblent pas de cet avis. Selon le dernier sondage Tilder-LCI-Opinionway, 72% approuvent cette idée, qui est d'ailleurs déjà testée par plusieurs antennes de Pôle emploi. Ils sont 28% à penser que c'est une mauvaise idée. La communication ébranlée Les auteurs de cette étude rappellent que face à la polémique provoquée par ses propos, François Rebsamen a d�" "rétropédaler". Ils soulèvent deux hypothèses. "Soit c'est un mot malheureux du ministre du Travail et il y a urgence à remette d'aplomb la communication gouvernementale", soit "c'est une position assumée et c'est l'illustration de la communication à front renversé que le gouvernement va devoir gérer pour les trente prochains mois". Le prix à payer sera donc d'être "soutenu par l'opinion sur certaines propositions, et massivement par les électeurs de droite, mais désavoué par son propre camp". "Ils seraient radiés" En France, 350.000 postes sont non pourvus et le taux de chômage a battu en juillet un nouveau record. Il faut "vérifier que les gens cherchent du travail", a estimé le ministre du Travail sur i-Télé. En cas d'absence de démarche, "ils seraient radiés. A un moment, il faut qu'il y ait une sanction", a ajouté François Rabsamen. "Quand on est chômeur au sens du Bureau international du travail, on recherche un emploi, et donc c'est négatif pour ceux qui recherchent un emploi d'être à coté de personnes qui ne cherchent pas d'emploi", a poursuivi François Rebsamen. "Ce n'est pas la majorité. Certains, il y a des problèmes de salaire, des problèmes d'adéquation, c'est pour ça qu'on fait des formations prioritaires, mais je souhaite qu'on vérifie, au sens du BIT, que les chômeurs cherchent du travail".