67 milliardaires aussi riches que la moitié des plus pauvres de la planète

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67 milliardaires aussi riches que la moitié des plus pauvres de la planète
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Le phénomène s'est donc aggravé, puisque ce chiffre était de 85 il y a un an...

Les inégalités de richesse se creusent dangereusement dans le monde... L'ONG Oxfam révèle dans un rapport que les 67 personnes les plus fortunées de la planète possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population. Le phénomène s'est donc aggravé, puisque ce chiffre était de 85 il y a un an, explique Oxfam, qui s'appuie sur le classement 'Forbes' des plus grosses fortunes. L'organisation révèle ces statistiques alors que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) se réunissent cette semaine en assemblée générale à Washington. "Le président de la Banque, Jim Kim, et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde ont été francs au sujet des dangers de ces inégalités, qui ne font qu'empirer. Cette semaine, nous avons besoin de voir des initiatives concrètes pour soutenir leur rhétorique", demande Oxfam. "Les institutions financières internationales doivent modifier les conseils de politique qu'elles donnent aux pays, et faire pencher la balance en faveur l'investissement pour la santé, l'éducation et les politiques fiscales progressives", poursuit-elle. Inégalités extrêmes Et ces deux grandes institutions ne sont pas étrangères aux inégalités qui se creusent, estime Oxfam. "L'austérité aggrave les inégalités, le FMI et la Banque mondiale le savent bien. Ils ont préconisé des coupes agressives dans les dépenses de santé et d'éducation dans les pays en développement dans les années 80 et 90, et certains de ces pays ont perdu deux décennies. Les écarts entre les riches et les pauvres s'est élargi, les économies ont été brisées, et les pauvres ont continué à s'appauvrir même quand la croissance progressait", selon elle. L'organisation demande donc au FMI et la Banque mondiale de prendre leurs responsabilités, et de modifier leur politique, pour la mettre en "conformité avec une nouvelle réflexion sur les dommages économiques, sociaux et de développement provoqués par les inégalités de revenus extrêmes".