30 grands patrons à l'Elysée pour le "Conseil de l'attractivité"

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30 grands patrons à l'Elysée pour le "Conseil de l'attractivité"
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Ils dirigent Siemens, Samsung, Nestlé, General Electric ou Intel...

Ils dirigent Siemens, Samsung, Nestlé, General Electric ou Intel... Une trentaine de chefs d'entreprises sont invités à l'Elysée ce lundi pour un "conseil stratégique de l'attractivité". Un rendez-vous qui s'inscrit dans le sillage du "pacte de responsabilité" promis aux entreprises pour relancer l'emploi. Dans la foulée, le président annoncera des mesures pour rendre le territoire plus accueillant. Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a expliqué vendredi que "c'est une réunion avec des patrons qui viennent de l'ensemble du monde, qui pèsent 850 milliards d'euros, pour les convaincre que la France est un pays où l'on peut investir, où il faut investir". L'objectif du gouvernement est de mettre en avant des réformes comme le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), la réforme du marché du travail ou de la formation et le "choc de simplification". De la "guignolerie" ? "Il faut leur donner confiance, on sait que la bataille est rude", a déclaré dimanche la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, précisant sur Europe 1 et iTélé que l'obtention de visas serait facilitée. "Un homme d'affaires chinois qui veut venir en France, il lui faut huit semaines pour avoir un visa, un homme d'affaires russe pour venir en France, il lui faut trois semaines. On peut le faire beaucoup plus facilement et parler en jours", a-t-elle ajouté. Du côté des détracteurs, le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, n'a pas caché son scepticisme. "Réunir des grands patrons en disant 'aujourd'hui, c'est la journée de l'attractivité', mais c'est le café du commerce son truc !", a dit Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV. "Qu'est ce qu'il croit qu'il va se passer ? Que les dix patrons qu'il a réunis, en sortant vont dire 'allô, on a vu Hollande, c'est formidable, il faut mettre des sous en France' ?" "C'est de l'affichage, de la guignolerie, de la bricole, ça n'est pas sérieux", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.