213 millions de personnes en plus attendues sur le marché du travail d'ici 2019, selon l'OIT

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213 millions de personnes en plus attendues sur le marché du travail d'ici 2019, selon l'OIT
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Au moment où le taux de chômage bat des records, il est nécessaire que les économies s'adaptent...

Alors que le taux de chômage bat des records dans de nombreux pays et s'élève à plus de 12% chez les jeunes au niveau mondial, l'OIT estime dans un rapport publié mardi qu'environ 213 millions de personnes vont arriver sur le marché du travail au cours des cinq prochaines années, dont 200 millions rien que dans les pays en développement. Les jeunes émigrent Au Moyen Orient et en Afrique du Nord, près d'un jeune sur trois ne trouve pas d'emploi. Parallèlement, le niveau d'éducation dans ces pays tend à s'élever. Conséquence : "un décalage grandissant s'opère entre les compétences acquises à l'école et la nature des emplois disponibles", explique l'Organisation internationale du travail, ce qui pousse les jeunes diplômés à s'expatrier. En 2013, l'OIT  a ainsi comptabilisé plus de 230 millions de personnes vivant dans un pays différent de leur patrie, un chiffre en progression de 57 millions par rapport à l'an 2000. L'Asie du Sud représente près de la moitié de cette hausse. L'Economie verte offre des perspectives Pour l'OIT, la libéralisation des échanges qui conduit à la fuite des cerveaux n'est pas une solution. En outre, "il convient de diversifier l'activité économique" sans se concentrer uniquement sur l'export et de créer des emplois de qualité. Pour cela, l'organisation préconise à chaque pays de s'adapter à ses propres contraintes environnementales et naturelles, rappelant qu'il n'existe pas un modèle unique de développement. "Elles peuvent être tournées à leur avantage par les économies émergentes ou en développement qui saisissent l'occasion d'un 'saut technologique'. A cet égard, l'économie verte offre de nouvelles perspectives aux pays en développement qui sont moins confrontés à la nécessité d'adaptation que les économies avancées, aux structures de production anciennes, à forte intensité de carbone", fait-elle valoir.