Tapie : Lagarde a "la conscience tranquille"

Par Marion Sauveur

Publié le 29 mai 2011 à 14h31 Mis à jour le 29 mai 2011 à 15h28

Christine Lagarde s'est exprimée sur les affaires Tapie pour la première fois depuis sa mise en cause.

Christine Lagarde s'est exprimée sur les affaires Tapie pour la première fois depuis sa mise en cause. © EUROPE 1

Pour la première fois, la ministre de l’Economie s’est expliquée sur "les affaires Tapie".

Dimanche matin, lors du Grand rendez-vous Europe 1 / Le Parisien / Aujourd’hui en France, Christine Lagarde est revenue en détail sur sa mise en cause dans le cadre "des affaires Tapie". La ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie a tenu à employer le pluriel, contrairement au terme généralement utilisé par la presse. Europe1.fr fait le point sur les principaux points abordés par la candidate au poste de patron du FMI.

Retour sur les faits. En mai dernier, le procureur général de la Cour de cassation a demandé à la Cour de justice de la République (CJR) d’ouvrir une enquête contre Christine Lagarde pour "abus d’autorité" dans l'arbitrage favorable à Bernard Tapie, dans le cadre de la revente de l'équipementier sportif Adidas en 1993, dans laquelle Bernard Tapie dit avoir été floué par le Crédit lyonnais, alors banque publique. Jean-Louis Nadal avait été saisi par des députés socialistes.

Il reproche à Christine Lagarde le choix en 2007, contre l'avis des services du ministère, d'un arbitrage privé pour régler ce litige, conclu finalement par un chèque de 285 millions d'euros de fonds publics à Bernard Tapie en 2008.

La mise en cause de Jean-Louis Nadal. La ministre a mis en cause le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, qui a demandé le 10 mai dernier l'ouverture d'une instruction devant la Cour de justice de la République (CJR). Une décision est attendue courant juin.

Sur Europe 1, Christine Lagarde est revenue sur sa saisine dont des extraits ont été publiés dans la presse mais qui ne lui a jamais été communiqué, a-t-elle précisé. "Ca m’a permis de constaté que la saisine était factuellement fausse et juridiquement très curieusement fondée".

Elle a notamment pointé du doigt un détail : la date à laquelle elle aurait décidé de recourir à la procédure d’arbitrage concernant le dossier Tapie. La saisine fait état du mois de mai, alors qu’à cette époque, elle était encore ministre de l’Agriculture et de la Pêche. "Quand on commence avec des faits aussi inexactes que ca, ca m’inquiète un peu", ironise-t-elle.

La solution de l’arbitrage, la meilleure. La ministre a expliqué au micro d’Europe 1 comment elle a découvert, ce qu’elle appelle "les" affaires Tapie. "Depuis 15 ans les procédures se sont multipliées dans ce qui concerne le dossier Adidas, dont les époux Tapie estiment qu’ils ont été spoliés. Je trouve neuf procédures qui durent depuis 15 ans, qui font courir des intérêts légaux de manière très fortes qui ont coûté la bagatelle de quelques millions d’euros aux contribuables français", a-t-elle justifié.

Et d’estimer ensuite que trois choix se posaient à elle : "continuer les procédures, envisager une médiation ou une transaction et enfin la solution de arbitrage, celle à laquelle je me suis ralliée". Et ce, assure-t-elle, à "trois conditions : que les arbitres soient au-dessus de tout soupçons, que la procédure soit rendue en droit, conformément à autorité chose jugée et que le montant maxima auquel le CDR - le Consortium de réalisation, une structure chargée de liquider les actifs "pourris" du Crédit lyonnais - soit condamné soit plafonné".

Les explications de Christine Lagarde :

L’abus d’autorité qui lui est reproché "n’est pas du tout établi". Christine Lagarde a tenu à rappeler ce qu’est un abus d’autorité dans le code pénal : "c’est le fait d’avoir fait obstacle à l’application d’une loi". Et d’ajouter : "si quelqu’un peut me dire à quelle loi j’ai fait obstacle...".

De plus, ajoute-t-elle, le résultat de l'arbitrage a été confirmé à l'unanimité par "le tribunal administration de Paris et la cour d’appel de Paris".

Christine Lagarde n’est pas inquiète. "La demande est devant la commission des requêtes. Moi, je fais toute confiance au vrai bon magistrat de la commission des requêtes pour examiner en droit cette affaire et pour en tirer les conséquences", a-t-elle plaidé.

D’après elle, "si ça suit son cours et ce sera le cas, j’ai la conscience parfaitement tranquille. Je me suis conduite de manière totalement droite et régulière dans cette affaire et conformément au droit : ça été toujours mon exigence dans cette affaire".

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