Sofitel : DSK relance la thèse du complot

Par Benoist Pasteau

Publié le 27 avril 2012 à 21h34 Mis à jour le 27 avril 2012 à 23h09

DSK met en cause ses adversaires politiques dans une interview au Guardian.

DSK met en cause ses adversaires politiques dans une interview au Guardian. © MaxPPP

Dans une interview au Guardian, l'ex-directeur général du FMI met en cause ses adversaires politiques.

A dix jours du second tour de l'élection présidentielle, Dominique Strauss-Kahn sort de son silence. L'ancien directeur général du FMI est revenu dans une interview au Guardian sur son destin brisé, de candidat à l'élection présidentielle.

"J'avais prévu d'annoncer officiellement ma candidature le 15 juin et je n'avais aucun doute sur le fait que j'aurais été le candidat du Parti socialiste", confie DSK au journaliste américain Edward J. Epstein, venu l'interviewer le 13 avril au Pavillon de la Reine, un hôtel de luxe parisien.

"Je ne croyais pas qu'ils iraient aussi loin"

Sans qualifier sa rencontre avec Nafissatou Diallo de "piège", l'ancien directeur général du FMI soutient que l'escalade suivante est imputable à "ceux qui ont un agenda politique". Pour lui, cette affaire est "plus qu'une simple coïncidence".

Dominique Strauss-Kahn cible ouvertement Nicolas Sarkozy et les soutiers de l'UMP. "Peut-être que j'étais politiquement naïf, mais je ne croyais tout simplement pas qu'ils iraient aussi loin. Je ne pensais pas qu'ils pouvaient trouver quoi que ce soit pour m'arrêter", conclut DSK.

"DSK était sous surveillance"

L'ancien favori à l'élection présidentielle émet par ailleurs quelques soupçons sur une possible surveillance des services français. C'est ce qu'a expliqué à Libération Edward J. Epstein, le journaliste qui l'a interviewé. "Il m’a confié qu’il avait lui même décidé quelque temps avant l’affaire du Sofitel de faire encrypter ses sept téléphones afin de les protéger d'éventuelles écoutes. Mais il avait dû faire tout enlever car les téléphones ne marchaient pas correctement et il ne pouvait pas appeler".

Epstein, dont le livre sur l'affaire du Sofitel sort lundi sur Internet, en est sûr : "DSK était sous surveillance déjà depuis plusieurs semaines". Les services français "surveillaient ses faits et gestes, ils savaient ce qu’il lui est arrivé au Sofitel, parce qu’ils avaient forcément quelqu’un de l’hôtel qui les informait".

Pas de "preuve formelle"

Toutefois, le journaliste américain admet ne pas avoir de "preuve formelle" de ce qu'il avance, bien qu'on lui ait parlé "d’un transcript dont disposeraient les services français quant à une conversation le 12 mai à l’hôtel W de Washington entre DSK et le commissaire Jean-Christophe Lagarde". Mais, explique Epstein, "ce transcript, je ne l’ai pas vu moi-même".

"C'est complètement absurde, je n'ai rien d'autre à dire", a simplement réagi Douglas Widgor, l'un des avocats de Nafissatou Diallo à l'évocation d'une possible manipulation de la femme de chambre par les opposants politiques de DSK.

  • a a
48

Et aussi

En ce moment sur Europe 1

Les dernières infos politiques
  1. 21h09

    Hollande "souhaite un plein succès" à Bouteflika

  2. 18h20

    Valérie Fourneyron est sortie de l'hôpital

  3. 15h58

    Hollande déclare n'avoir "aucune raison d'être candidat" si le chômage ne baisse pas

  4. 15h15

    Hollande : Aquilino Morelle a "pris la seule décision qui convienne"

  5. 12h46

    Présidence de Lille Métropole : Castelain succède à Aubry

  6. 12h27

    Aquilino Morelle annonce sa démission

  7. 11h37

    Non, Morelle n’avait pas demandé l’autorisation à l’Igas

  8. 11h15

    EELV "ne votera pas en l'état" le plan d'économies de Valls

  1. 09h46

    La visite de Hollande en Auvergne, "c'est râpé"

  2. 08h23

    "Affaire Morelle" : Cambadélis monte au créneau

  3. Hier

    "A. Morelle doit démissionner", tweete un député PS

  4. Hier

    Le PS va lever sa tutelle sur les fédérations des Bouches-du-Rhône et du Pas-de-Calais

  5. Hier

    Jean-Marie Le Pen : en 2002, "nous n'étions pas prêts"

  6. Hier

    Liens avec les labos : la réponse d'Aquilino Morelle

  7. Hier

    Pour Valandrey, Trierweiler a été "humiliée"

  8. Hier

    RSA : Cambadélis demande "un petit coup de pouce"

  1. Hier

    Cambadélis : "Valls a pris le taureau par les cornes"

  2. Hier

    Cohn-Bendit : "Je laisse la place aux générations montantes"

  3. Hier

    Voynet nommée à l'Igas, Bartolone voit rouge

  4. Hier

    Catherine Deneuve tacle Sophie Marceau et défend Hollande

  5. Hier

    En fait, Noël Mamère va cumuler

  6. Hier

    Gérard Collomb réélu président du Grand Lyon

  7. Hier

    Bruno Le Roux tente d'étouffer la fronde des députés PS

  8. Hier

    Une partie du PS "atterrée" par les annonces de Valls

  1. Hier

    Les vibrants adieux de Cohn-Bendit au Parlement européen

  2. Hier

    Tarifs d’EDF : Royal laisse les experts sceptiques

  3. Hier

    Salaires des fonctionnaires : Valls confirme "le gel du point d'indice"

  4. Hier

    Valls : pas de remise en cause "du Smic"

  5. Hier

    Valls détaille son plan d'économies de 50 milliards

  6. Hier

    Bayrou sur le "Smic jeunes" : "Nous avons le devoir de dire non"

  7. Hier

    Bayrou : "les débuts de Valls sont réussis"

  8. Hier

    Oui, les animaux sont "doués de sensibilité"

  1. Hier

    Mariton : sur Valls, l'UMP a fait "une erreur d'appréciation"

  2. Hier

    Cambadélis officiellement élu premier secrétaire du PS

  3. Hier

    Cambadélis propose des "Etats généraux des socialistes"

  4. Hier

    Le microparti de Marine Le Pen dans le viseur de la justice

  5. Hier

    Didier Guillaume élu patron des sénateurs PS

  6. Hier

    Valérie Fourneyron hospitalisée pour un "syndrome méningé"

  7. Hier

    Un regroupement Haute-Normandie-Picardie ?

  8. Hier

    Laguiole : pour le maire, "on marche sur la tête"

  1. Hier

    Jean-Vincent Placé porte plainte pour diffamation

  2. Hier

    FN : Le Pen et Coûteaux, c'est fini

  3. Hier

    Affaire Gayet : Sophie Marceau traite Hollande de "goujat"

  4. Hier

    David Assouline ne veut plus être le porte-parole du PS

  5. Hier

    Manuel Valls en visite à Berlin

  6. Hier

    Bosser pour Ayrault, ça rapportait combien ?

  7. Hier

    Mélenchon : Hollande et Valls "comme deux olives dans un pressoir"

  8. Hier

    Jean-Vincent Placé sur Canal+ : "je me tire"

  1. Hier

    VIDÉO - Ukraine : Paris n'écarte pas de nouvelles sanctions

  2. Hier

    Hollande chute de 5 points, Valls populaire à 58%

Europe 1 sur les réseaux sociaux
Europe 1 Vidéos

Pour retrouver les vidéos d'Europe1, cliquez ici

Humour, politique, culture, sport, économie, découvrez toutes les vidéos d'Europe1.

Toutes les vidéosVidéos les plus vues
Evénement