Les concessions annoncées par Nicolas Sarkozy ne satisfont pas la gauche et les syndicats.
Après la réussite de la mobilisation de mardi, les syndicats et l’opposition ne sont pas décidé à relâcher l’étreinte. Et ce ne sont pas les inflexions annoncées mercredi par Nicolas Sarkozy, en matière de carrières longues ou de pénibilité notamment, qui changeront la donne. Car ces annonces ont été accueillies avec une fraîcheur certaine par les organisations.
Un "bricolage"
"Les réponses apportées aujourd'hui par le président ressemblent à du bricolage. Elles sont la conséquence du refus d'une vraie mise à plat du système et d'un débat de fond. De toute évidence, de nouvelles actions s'imposent", écrit ainsi la CFDT dans communiqué. Le syndicat estime que sur la pénibilité et les carrières longues, "rien n’est réglé".
Le syndicat des cadres, la CFE-CGC, "apprécie ces avancées pour les personnes concernées", tout en soulignant que "ces évolutions représentent un milliard d'euros, sans qu'aucune nouvelle recette ne soit prévue".
"Nettement insuffisantes"
Plus surprenant, l’Unsa, d’ordinaire modéré, a jugé les concessions de Nicolas Sarkozy "nettement insuffisantes". "Si le président de la République et le gouvernement veulent vraiment que le conflit s'apaise, ils doivent faire des concessions sur les mesures qui sont au cœur du projet : les mesures d'âge," écrit Alain Olive, secrétaire général de l’organisation syndicale, dans un communiqué. "Le gouvernement devrait aussi faire participer de façon plus conséquente les hauts revenus et ceux du capital au financement de notre système de retraite".
Rencontre chez la CGT
Même son de cloche du côté des partis de gauche. Pour le Parti socialiste, "ce ne sont pas les maigres améliorations à son texte qui changeront la nature du rapport de force qui existe aujourd'hui et qui changeront l'appréciation du Parti socialiste", a déclaré le porte-parole du PS Benoît Hamon. "Toutes ces mesures étaient d'ores et déjà préparées pour faire face à toute mobilisation (...) La mise en scène se poursuit et la négociation n'a pas lieu. La réforme doit être totalement remise à plat".
L’ensemble des organisations syndicales, huit au total, se réunissent depuis 15 heures au siège de la CGT, à Montreuil, pour tenter de se mettre d’accord sur les prochaines étapes de la protestation. Une chose est sûre, le mouvement n’est pas fini.


20:50 | Divertissement
Koh-Lanta, la revanche des héros
20:35 | Divertissement-humour
Les stars du rire s'amusent
21:00 | Variétés
57e Concours Eurovision de la chanson
21:00 | Rugby
Toulon / Racing Métro 92
20:45 | Sciences et technique
Les pionniers de l'avion à réaction
20:50 | Série policière
Hawaii 5-0
Ajouter un commentaire