Primaire PS : les candidats débattent des retraites

Par Marie-Laure Combes

Publié le 5 octobre 2011 à 20h27 Mis à jour le 5 octobre 2011 à 21h54

Les six candidats à la primaire socialiste s'affrontent mardi soir dans le dernier débat avant le vote.

Les six candidats à la primaire socialiste s'affrontent mardi soir dans le dernier débat avant le vote. © BFM

EN DIRECT - Suivez le dernier débat entre les six candidats à la primaire du PS.

Débat PS, troisième épisode. Les six candidats à la primaire socialiste s'affrontent mercredi soir dans le dernier débat avant le vote pour désigner le candidat à la présidentielle dimanche. Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls s'expriment pendant deux heures sur trois sujets : la gouvernance, le social et les services publics.

Le débat est animé par Olivier Mazerolle de BFM TV et les candidats interrogés par Laurent Joffrin du Nouvel Observateur, Gilles Leclerc de la chaîne Public Sénat et Christophe Jakubyszyn pour RMC.

Cet article est régulièrement remis à jour. Cliquez ici pour avoir les dernières informations.

21h53 : "L'excellence du système français, c'est la recherche. Il faut remettre de l'argent dans la recherche et notamment sur le plan cancer", ajoute Martine Aubry.

21h50 : "La santé doit être au coeur du pacte avec les Français", dit Manuel Valls. "Il faut une politique de prévention et une réforme de la formation des médecins", assure le maire d'Evry.

21h47 : "Nous sommes dans une situation que la droite nous laisse, avec un accès aux soins de plus en plus difficile", dit François Hollande. La désertification ne concerne pas que les zones rurales, dit-il, mais aussi les quartiers difficiles. "Le médecin généraliste doit être mieux rémunéré", propose François Hollande. "Il faut interdire certaines installation", poursuit-il, arguant qu'à l'inverse il est difficile d'obliger les médecins à s'installer dans certaines zones.

21h45 : "Cette année, un Français sur 3 a renoncé à se faire soigner", assure Ségolène Royal, qui propose la création de "dispensaires" dans les zones rurales et les quartiers en difficulté, "où les médecins seraient salariés". Elle demande également l’abrogation de la loi Bachelot. "Soit les médicaments sont utiles et ils doivent être remboursés au moins à 80% ou bien ils ne sont pas utiles et ils ne doivent pas être remboursés", poursuit-elle.

21h43 : "La gauche est capable de maîtriser les dépenses de santé et notamment celles de médicaments", dit Arnaud Montebourg. "Nous avons 5.000 médicaments en vente. C'est trop, ils sont trop chers et souvent inutiles. Il y a une surconsommation et un gaspillage énorme", dénonce-t-il.

21h41 : "Le problème de fond est celui des déserts médicaux et des hôpitaux. Je suis pour l'abrogation de la loi Bachelot. Les hôpitaux ont une approche comptable de la santé", dénonce Jean-Michel Baylet. "Mais il faut inciter plutôt que vouloir forcer les choses, ça n'est pas dans ma nature", dit-il.

21h38 : "On peut gérer, sans demander toujours aux mêmes de payer", dit Martine Aubry. "J'ai fermé des lits d'hôpitaux sans qu'il y ait de grèves", rappelle-t-elle. "Si l'hôpital reçoit tous les cas, c'est parce qu'il manque de médecins généralistes, que les spécialistes sont tous en dépassement d'honoraires. Les mesures incitatives, ça ne marche pas. Il n'y a que 50 médecins qui se sont installés", déclare Martine Aubry. "Quand on sort jeune médecin, on doit leur demander de passer 5 ou 10 ans en zone rurale ou dans les quartiers de nos villes. Ça ne me paraît pas aberrant", assure Martine Aubry.

21h36 : Arnaud Montebourg veut inciter les médecins à s'installer dans les régions rurales. "Je propose qu'à la sortie des études de médecine, il y ait une période obligatoire consacrée à aider la population", dit le député de Saône-et-Loire. "Comme il n'y a pas de médecin, on va aux urgences où le personnel est submergé car il n'y a plus de personnel", poursuit-il.

21h35 : Les candidats abordent maintenant le thème de la santé.

21h32 : "Le retour à la retraite à 60 ans sera inscrit au premier Conseil des ministres que je présiderai si je suis élue", assure Ségolène Royal. "Je rendrai aux Français la retraite à 60 ans sans décote, pour ceux qui ont toutes les années de cotisation", poursuit-elle.

21h28 : "Nous ne reviendrons pas à la retraite à 60 ans. Nous acceptons la durée de cotisation de 41,5 ans. Mais il faut transformer en profondeur notre système de retraite", dit Manuel Valls.

© HELENE FAVIER / EUROPE 1

21h27 : >> En direct du bar parisien La Promenade, avec les partisans de Royal. "Ségolène est déjà excellente. Elle remet de l'ordre. Martine Aubry à côté patauge... Hollande, franchement, on se demande ce qu'il fédère ?", dit Martine, une militante de 50 ans. "Quand on la voit comme ça, on se dit qu'elle sera au second tour. J'ai tracté la semaine dernière dans les quartiers, ils voteront tous Royal !", veut croire une autre ségoleniste.

21h25 : "Contrairement à la droite, nous sommes allés chercher des ressources supplémentaires : l'augmentation de la durée de cotisation, une taxe sur les banques et une augmentation des cotisations patronales et salariées de 1%", propose Martine Aubry. "Comme nous avons cherché des ressources supplémentaires, nous pouvons garantir les retraites", assure-t-elle.

21h21 : "L'une des premières décisions qu'il faudra prendre, c'est de dire que ceux qui ont fait leurs 41 années de cotisation pourront pas partir à 60 ans", propose François Hollande. "Il va falloir traiter de la question de la pénibilité et du travail des femmes, qui ont été les grandes perdantes de la réforme", poursuit-il, avant d'annonce "une réforme générale des retraites" en 2013. "Quand la durée de vie s'allonge il faut augmenter la durée de cotisation."

21h18 : Jean-Michel Baylet considère lui aussi que la réforme Fillon sur les retraites est "injuste". "Mais pour autant nous ne reviendrons pas à 60 ans. Cela dit nous ne resterons sur ces injustices. Je propose une retraite par points, comme en Suède. Mais gardons-nous de vaines promesses", dit-il. Pour les petites retraites, "je propose de porter le minimum vieillesse à 80% du Smic", dit Jean-Michel Baylet.

21h16 : "Dans le projet socialiste, nous prévoyons un retour à 60 ans pour le départ à la retraite", dit Arnaud Montebourg, indiquant que la loi actuelle sera abrogée. Le député de Saône-et-Loire s'attache notamment aux professions à risque et aux femmes.

21h15 : Le débat reprend après une coupure publicitaire et un reportage sur les modalités pour voter à la primaire socialiste. Gilles Leclerc de Public Sénat interroge les candidats sur le social.

21h14 : >> En direct du bar parisien La Promenade, avec les partisans de Royal. Les ségolenistes ont choisi parmi les jeunes loups du parti : ils sifflent Valls et applaudissent Montebourg presque autant que leur favorite.

21h07 : "Je suis le seul chef d'entreprise de cette assemblée. Ma connaissance de l'entreprise, me fait dire qu'il ne faut pas trop compliquer les choses. Il faut lutter contre les patrons voyous, protéger les salariés... Mais il ne faut pas mettre des bâtons dans les roues des PME. Mais il faut pousser les banques pour qu'elles les accompagnent. Ne retournons pas vers une économie administrée", déclare Jean-Michel Baylet.

21h04 : "En matière d'emploi, la stratégie peut être défensive ou offensive. Il faut qu'il y ait des sanctions économique et financières contre des entreprises qui sont identifiées. Il faut intervenir car il s'agit d'industrie qui ont encore un avenir. Mais il faut aussi porter une volonté en ayant une politique industrielle, avec des secteurs stratégiques", dit François Hollande.

21h02 : "Je veux que nous nous appuyons sur la force de nos entreprises", dit ensuite Manuel Valls. "Le moment est venu que l'Etat redevienne fort", lui répond Arnaud Montebourg. "Avec la récession, ce n'est pas en entravant les entreprises qu'on y arrivera", rétorque Manuel Valls.

21h00 : "Comment peut-on accepter que dans notre pays, Molex ou les Conti s'en aillent ?", s'insurge à son tour Martine Aubry.

20h55 : "Si j'avais écouté ceux qui me disaient qu'il était impossible de faire entrer une entité publique dans une entreprise privée, nous n'aurions pas 450 emplois chez Heulliez", répond à son tour Ségolène Royal, avant de citer d'autres exemples de réalisation de sa région Poitou-Charentes. "Pour moi, être socialiste, c'est avoir une capacité de réforme, une volonté de transformation et donc écrire dans la loi que les licenciements qui n'ont pour but que d'améliorer la rentabilité d'une entreprises déjà rentable seront interdits", assure Ségolène Royal.

20h52 : "Mon programme ne consiste pas à distribuer des chèques vacances à tout le monde", répond Arnaud Montebourg. "Mon projet demande de nous unir", dit-il. "Ce ne sont pas des projets démagogues mais des projets que d'autres présidents ont réussi à mettre en oeuvre", poursuit Arnaud Montebourg, citant Roosevelt ou Obama.

20h50 : "Le président demain élu devra rassembler les Français. Il faut arrêter de monter les Français les uns contre les autres", dit Manuel Valls. "Quand on dit qu'on va démondialiser ou interdire les licenciements boursiers, ça ne marchera pas", lance-t-il, contre Arnaud Montebourg et Ségolène Royal.

20h48 : "Je regrette qu'à chaque fois qu'on parle de l'Europe, on essaie de la déglinguer", dit Jean-Michel Baylet. "Notre salut est dans l'Europe. Sinon nous serons broyés face aux géants américain et asiatique. Il faudra des transferts de souveraineté et j'y suis prêt", assure-t-il. "Je suis l'homme différent sur ce plateau, radical et fier de l'être", lance-t-il.

© HELENE FAVIER / EUROPE 1

20h47 : >> En direct du bar parisien La Promenade, avec les partisans de Royal. "On vient de marquer un point", estiment les ségolenistes après la prise de parole de leur favorite.

20h45 : "Je ne me suis jamais comparée à mes camarades. Nous avons des personnalités et des priorités différentes", dit Martine Aubry. "On ne pourra pas battre une droite dure et combattre ce système si on est une gauche molle. Je serai la présidente du redressement de la France", ajoute-t-elle.

20h44 : "J'ai voté le programme socialiste et je suis lié par cet engagement. Les priorités qui ont été posées et les propositions principales, je les fais miennes", assure François Hollande. "La présidence est issue d'une formation politique, mais elle doit la dépasser", dit-il.

20h42 : "L'Europe c'est un destin, un idéal", déclare Ségolène Royal. "Il faut savoir réconcilier ceux qui ont voté oui et ceux qui ont voté non. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait en 2007. Je veux construire une nouvelle étape des Etats-Unis d'Europe, c'est-à-dire une Europe qui met en commun pas seulement ses problèmes mais aussi un modèle de civilisation", assure-t-elle.

20h39 : "Il faut éviter de donner des leçons aux autres", dit ensuite Manuel Valls. "Si demain on veut mutualiser la dette, ça veut dire que nous aussi nous devons faire des efforts contre l'endettement public et aller vers plus de fédéralisme, en tout cas vers plus de gouvernance économique", poursuit-il.

20h37 : "Si je suis le nouveau président, je prendrai l'Europe telle qu'elle est", dit François Hollande. "Il faudra prendre les chefs d'Etat tels qu'ils sont. Avec une Europe dans un état que je ne connais pas", poursuit-il. "Il va falloir travailler avec Madame Merkel. François Mitterrand avait travaillé avec Helmut Kohl, parce qu'il n'avait pas le choix, et ça avait plutôt bien marché", assure-t-il.

20h36 : "Nous pensons que nous pouvons changer les choses. Sinon nous pouvons tous aller nous coucher", lance Martine Aubry. "Il faut se battre sur son terrain et en Europe aussi", conclut-elle.

20h35 : "Madame Thatcher avait su affirmer ses positions", dit ensuite Arnaud Montebourg. "La zone euro est la plus naïve du village mondial. Je suis le seul à avoir voté non au traité constitutionnel européen et à avoir refusé l'élargissement de l'UE", rappelle-t-il.

20h32 : Jean-Michel Baylet interrogé sur l'Europe. "Comment voulez-vous qu'au niveau franco-français nous puissions trouver les solutions ?", demande-t-il. "Au début de cette campagne, j'étais le seul à demander une gouvernance économique. Il faut remettre un pilote dans l'avion. Notre seul salut est dans l'Europe", assure le candidat radical.

20h31 : L'émission commence. "On va essayer de dégager les grandes lignes de votre programme présidentielle", dit Olivier Mazerolle, avant de citer une phrase de chacun des candidats. Laurent Joffrin, du Nouvel Observateur, va interroger les candidats sur le premier thème : la gouvernance.

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