Le président Nicolas Sarkozy a estimé mardi que "l'anonymat n'avait pas sa place" dans les parrainages des élus pour les candidats à la présidentielle, selon plusieurs participants au petit-déjeuner de la majorité à l'Elysée. "L'anonymat n'a pas sa place", a-t-il déclaré, selon ces participants, alors que la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, qui a du mal à récolter les 500 signatures d'élus nécessaires pour concourir, réclame que les parrainages soient rendus anonymes.
Le Conseil d'Etat a accepté la semaine dernière de transmettre au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par le FN. Les Sages statueront avant le 22 février, l'audience publique au cours de laquelle le FN défendra sa position étant fixée au 16 février. L'entourage du chef de l'Etat a assuré que la déclaration de Nicolas Sarkozy n'avait rien de "nouveau". "Il est contre l'anonymat, il l'a déjà dit, le Premier ministre est sur la même ligne, sa position a toujours été la même", a-t-on indiqué à l'Elysée.
Le numéro deux du FN, Louis Aliot, a réagi mardi après-midi en dénonçant le fait que "le président de la République intervienne dans l'instance constitutionnelle en cours au mépris de sa fonction d'arbitre et de garant".
"Au-delà de l'immixtion du chef de l'Etat dans ce débat et cette instance constitutionnelle, le président de la République méconnaît la loi de 1962 qui, à l'origine, organisait l'anonymat des parrainages", a-t-il déclaré dans un communiqué.

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