Jean-Luc Mélenchon s'est officiellement lancé contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.
La bataille d'Hénin-Beaumont est déclarée. Jean-Luc Mélenchon, chef de file du Front de gauche, a officialisé samedi sa candidature face à Marine Le Pen, candidate FN, aux législatives. "Oui je propose ma candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais", a-t-il déclaré sur France 3 Nord/Pas-de-Calais, ce qui laisse augurer une campagne musclée.
Mélenchon promet un "langage sans concessions"
"Je forme le voeu que les citoyens veuillent majoritairement être représentés à l'Assemblée nationale par quelqu'un qui porte comme réponse à la crise le social et pas l'ethnique", a-t-il ajouté. "Je suis un citoyen et partout chez moi", a-t-il ajouté, alors qu'on l'interrogeait sur sa légitimité à se présenter dans cette circonscription.
"Je représente la République et l'idée qui est née ici dans ce bassin minier, du mouvement ouvrier qui a trouvé un nouveau prolongement dans le programme que je présente, 'l'humain d'abord'. Voilà qu'elle est ma légitimité et c'est celle de tout Français qui est partout chez lui sur le territoire de la République", a-t-il poursuivi, se disant "sûr que ce langage sans concessions sera bien compris ici".
"Pas une bataille de personnes"
Interrogé sur la dimension très symbolique de l'affrontement avec Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon a écarté toute bataille de personne. "Avec Mme Le Pen, c'est une grande discussion, c'est pas une discussion artificielle ni surtout personnelle, ce n'est pas une bataille de personnes", a-t-il souligné.
"La démocratie est faite de grands enjeux, de grands débats et il ne faut pas les fuir, a-t-il ajouté. "Quel genre de responsable de gauche je serais si j'allais me planquer, me cacher dans une circonscription confortable où j'aurais pour principal projet ma personne et d'être élu ? Je suis déjà élu (au parlement européen NDLR), (...) ma vie politique est faite, ma notoriété est déjà construite", a-t-il martelé.
Le Pen raille "un épiphénomène"
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a ravalé cette candidature au rang "d'épiphénomène". "Il n'y a a pas de quoi en faire un phénomène. Politiquement, c'est un épiphénomène", a-t-elle réagi samedi matin depuis Perpignan.
Vendredi matin , la candidate d'extrême-droite s'était déjà moquée de l'initiative de son rival. "Ce n'est plus de la rage, c'est de l'amour", a-t-elle estimé sur Europe 1 au sujet de la volonté du leader du Front de Gauche de venir la défier à Hénin-Beaumont où le Front national, a réalisé plus de 30% au premier tour de l'élection présidentielle.

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