Le PS et ses alliés remportent la majorité absolue au Palais Bourbon, avec plus de 312 sièges.
Une vague rose se profile à l'issue du second tour des législatives de dimanche. Voici les premiers résultats.
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La vague rose - François Hollande et le PS ont réussi leur pari en obtenant dimanche, à l'issue du second tour des élections législatives. Le PS, qui n'avait obtenu la majorité absolue qu'à une seule reprise dans l'histoire de la Ve République, dans la foulée de la victoire historique de François Mitterrand en mai 1981, remporte, avec ses proches alliés, de 308 à 320 des 577 sièges, selon les dernières estimations des instituts de sondage. La majorité absolue est de 289 sièges. De son côté, Europe Ecologie - Les Verts obtient entre 18 et 24. Enfin, le Front de gauche échouerait à se constituer un groupe parlementaire de 15 députés et ne pourrait compter que sur l’élection de 9 à 11 candidats. François Hollande et le gouvernement n'auront pas besoin des députés écologistes ou du Front de gauche pour obtenir la confiance de l'Assemblée nationale et pour faire passer leurs projets de loi.
Ségolène Royal, candidate PS à la première circonscription de La Rochelle, lors de son discours annonçant sa défaite face au candidat dissident Olivier Falorni, le 17 juin 2012 © Gonzalo Fuentes / Reuters
La Rochelle, seul accroc pour le PS - Le seul accroc à cette vague rose est venu de la défaite infligée à la candidate à la présidentielle de 2007 à La Rochelle, devenue une circonscription symbolique depuis le soutien de la Première dame Valérie Trierweiler au dissident PS Olivier Falorni. "Ca n'a pas arrangé les choses", a commenté la présidente de Poitou-Charentes.Sans même attendre 20 heures, Ségolène Royal a pris la parole au côté du maire de La Rochelle, Maxime Bono, pour dénoncer une "trahison politique" d'Olivier Falorni, qu'elle a qualifié de "candidat de la droite". Celle qui rêvait de la présidence de l'Assemblée a assuré qu'elle continuerait à "peser sur les choix de la politique nationale" et n'a pas exclu de briguer la tête du PS à l'automne.
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La droite perd 100 sièges - L'UMP et ses alliés du Nouveau centre et du Parti radical, crédités de 221 à 231 sièges, perdent une centaine de députés par rapport à 2007.Si le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, est largement réélu à Meaux, en Seine-et-Marne, l'ancienne ministre Nadine Morano est battue à Toul, en dépit de ses appels du pied pressants aux électeurs du FN.
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Le FN aux portes de l’Assemblée - Le Front national fait son retour au Palais Bourbon avec de 1 à 4 députés. Marion Maréchal-Le Pen, la petite fille de Jean-Marie Le Pen est d'ores déjà élue, selon France 2, tandis que Marine Le Pen échoue à Henin-Beaumont.
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Le Modem joue sa survie - Le Mouvement démocrate ne pourra, lui, compter que sur un ou deux députés. Le président du mouvement, François Bayrou a déjà reconnu sa défaite.
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Abstention record - L'abstention devrait atteindre le taux record de 44%, selon plusieurs estimations réalisées par les instituts Ipsos, CSA et TNS Sofres. La participation finale après la fermeture de tous les bureaux de vote à 20 heures serait donc uniquement de 56%, soit quatre points de moins que la participation enregistrée aux législatives de 2007, année où un record avait été établi avec 39,7% d'abstention.
Près de 40 millions d'électeurs étaient appelés dimanche à élire 541 députés parmi les 1.102 candidats encore en lice pour ce second tour des législatives. 36 députés avaient été élus dès le premier tour, dimanche dernier.

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