Les moments forts du débat Copé-Fillon

Par Benjamin Bonneau

Publié le 26 octobre 2012 à 00h39 Mis à jour le 26 octobre 2012 à 00h44

Jean-François Copé et François Fillon sur le plateau de France 2 juste après l'émission.

Jean-François Copé et François Fillon sur le plateau de France 2 juste après l'émission. © Reuters

Les deux rivaux à la présidence de l’UMP ont surtout évité de s’affronter. Alors que retenir de ce débat ?

Si les militants UMP attendaient ce débat pour se forger une opinion entre Jean-François Copé et François Fillon, ils auront été déçus. Malgré la tiédeur des échanges, certaines choses sont néanmoins à retenir de ce Des paroles et des actes, spécial présidence de l’UMP. Europe1.fr a fait le tri.

Fillon se droitise… Régulièrement défini comme étant "moins à droite" que son rival, François Fillon a d’abord réfuté, jugeant cela "agaçant" et "inexact". Puis l’ancien Premier ministre a donné des gages aux électeurs tentés par "la droite décomplexée", faisant notamment preuve de fermeté sur la question de l’immigration. "L’intégration ne fonctionne plus (…) donc il faut fixer de façon pragmatique, chaque année, le nombre d’étrangers que l’on peut accueillir", a-t-il proposé, avant de s’adresser directement aux musulmans : "l'islam doit comprendre que son intégration dans la société française n'est pas une option", "il ne peut pas y avoir de discussion".

Le député de Paris a aussi redit son opposition au mariage homosexuel, allant même jusqu’à promettre qu’il reviendrait dessus en cas d’alternance en 2017. Et de faire évoluer sa position quant à la question de l’alliance entre le FN et l’UMP (voir plus bas).

… et Copé assume "son" pain au chocolat Aucun regret dans la bouche de l’élu de Meaux sur cette sortie qui a tant fait parler, bien au contraire. "C’est une histoire vraie qui date d’il y a 4 ou 5 ans mais elle m’a particulièrement marqué. J’en avais déjà parlé avant, notamment lors du débat à l’UMP sur la laïcité, mais ça n’avait pas été relevé", a-t-il expliqué, avant de nier que les musulmans puissent s’être sentis choqués par son propos. "S’ils écoutent la totalité de [son] discours, ils ne pourront plus se sentir agressés car je veux simplement rappeler c’est qu’est la laïcité : la liberté pour chacun d’exercer son culte à condition qu’il respecte celui des autre", a-t-il affirmé.

>> A LIRE AUSSI : "Copé fait du Sarkozy dans le texte"

Trois questions, deux divergences – Jeff Wittenberg, journaliste de France 2, a soumis les deux rivaux aux trois mêmes questions : Célébreriez-vous un mariage homosexuel ? Soutiendriez-vous une intervention de la France au Mali ? Une mesure du gouvernement Ayrault trouve-t-elle grâce à vos yeux ? Jean-François Copé "aurait adoré retenir une mesure du gouvernement qui [lui] convienne", mais il n’a pas trouvé, alors que François Fillon a délivré un satisfecit à la banque publique d’investissement (BPI).

>> A LIRE AUSSI : A quoi va ressembler la BPI ?

Leur seul point d’accord aura été l’éventuelle intervention au Mali, qu’ils soutiendraient tous les deux. En revanche, François Fillon a admis du bout des lèvres qu’il célébrerait le mariage homosexuel "parce [qu’il est] un Républicain qui respecte la loi." Le secrétaire général de l’UMP, lui, "ne les célébre[rait] pas, [il] déléguerait à tel ou tel [de ses] adjoints pour le faire".

L’information à retenir – En 2011, lors des élections cantonales, François Fillon avait rompu avec la stratégie de Nicolas Sarkozy du "ni front républicain, ni Front national". C’était un élément de divergence fort avec Jean-François Copé. Cela ne l’est plus. "On ne peut pas demander aux électeurs de l'UMP de voter pour un Parti socialiste qui est en train de conduire le pays dans le mur, ça n'est pas possible!", a déclaré le député de Paris, qui en tire donc une conclusion, qui sonne comme un revirement : "Donc je n'appellerai jamais à voter pour le Parti socialiste".

Un débat qui n’en est pas un – Ils n’ont pas commis une seule erreur. Les militants craignaient de voir leurs leaders s’étriper, ils sont pleinement rassurés. Les deux hommes ne se sont pas répondus, ont rivalisé d’amabilités en tout genre et ont sans cesse esquivé les questions sur leurs différences. "Cette campagne se passe remarquablement bien. Il y a un respect total entre nous", a déclaré Jean-François Copé. "Je n'ai pas d'adversaire dans cette campagne", lui a répondu l’ancien Premier ministre.

>> A LIRE AUSSI : Ce débat Copé-Fillon qui ne sert à rien

Les moments forts du débat Copé-Fillon

Best of des esquives – David Pujadas a tout tenté, mais rien n’y a fait : les deux rivaux ont réussi à ne pas dire du mal l’un de l’autre. Un véritable exercice d’équilibriste, dont nous vous proposons quelques exemples :

Fillon : "vous n'avez rien entendu, depuis le début de cette campagne, dans ma bouche, la moindre formule qui puisse être désagréable à l'égard de Jean-François"

Copé : "Même chose pour moi"

Fillon : "Nous n'avons pas l'intention d'exposer les divergences éventuelles que nous pouvons avoir".

Copé : "Au soir du 18 novembre (jour de l'élection du président de l'UMP, ndlr), non seulement, on sera totalement rassemblés mais, et c'est un engagement que je prends, si je suis élu, la première personne que j'appelerai ce sera François pour que l'on travaille ensemble".

Une légère entorse à cette concorde affichée, tout de même. Interrogé sur l’expression "racisme anti-blanc" utilisée par son rival, François Fillon prend quelques distances : "chacun s’exprime comme il l’entend. Je ne l’aurai pas dit comme ça."

  • a a
17

Et aussi

Live - Élections US 2012
Pour retrouver tout le live Cliquez ici
301 Moved Permanently

Moved Permanently

The document has moved here.

301 Moved Permanently

Moved Permanently

The document has moved here.

Ajouter un commentaire

Votre commnentaire a bien été envoyé, vous allez recevoir un email de confirmation

Message d'erreur

    En ce moment sur Europe 1

    Le flash politique
    1. Hier

      Valérie Trierweiler est à Cannes

    2. Hier

      Elue, Le Pen"abolirait" le mariage homosexuel

    3. Hier

      NKM : Hollande est "un cancre qui redouble"

    4. Hier

      Moscovici accuse l'UMP de "French bashing"

    5. Hier

      Lot-et-Garonne : il y aura un candidat EELV

    6. Hier

      Lot-et-Garonne: "menace du FN" (PS)

    7. Hier

      Cahuzac: "c'est ce qu'il fallait" (Moscovici)

    8. Hier

      Cahuzac "a pris la bonne décision" (Désir)

    1. Hier

      Le Drian : "il faut se préparer à construire des drones"

    2. Hier

      Le Drian : "les dirigeants ont du respect pour la France"

    3. Hier

      Les Français verraient bien Aubry à Bercy

    4. Hier

      Cahuzac : le PS local se félicite

    5. Hier

      Cahuzac : "je ne serai pas candidat"

    6. Hier

      Mariage homo: "je ne crois pas à une abrogation" (Borloo)

    7. Hier

      UMP : Copé exclut le report d'un second vote

    8. Hier

      Fracture du sacrum pour Marine Le Pen

    1. Hier

      Vallaud-Belkacem ira au 1er mariage gay

    2. Hier

      Mariage homo : Copé "respecte"

    3. Hier

      Impôts : Tapie récuse tout cadeau

    4. Hier

      Sondage : l'image de l'UMP est négative

    5. Hier

      Les 1ers mariages gay "avant le 1er juillet"

    6. Hier

      Dumas : Hollande, "un petit jeune, gentil"

    7. Hier

      Dumas : "Marine Le Pen a moins de talent que son père"

    8. Hier

      Boutin lance un appel à la "résistance"

    1. Hier

      Jacob : le combat "continue"

    2. Hier

      Bové prédit "une gamelle" à Cahuzac

    3. Hier

      Guaino n'imagine pas de primaire pour Sarkozy

    4. Hier

      Municipales/Gamaches : Cléré exclu de l'UMP

    5. Hier

      Municipales/Paris : une tribune pour NKM

    6. Hier

      Aubry: "une joie pour les socialistes" (Désir)

    7. Hier

      Hollande "de droite" selon Mélenchon

    8. Hier

      Cahuzac candidat? "mauvaise chose pour la politique" (Barral)

    1. Hier

      Bercy réfléchit à régulariser l'évasion fiscale

    2. Hier

      Royal-Bercy : "il faut jouer en esprit d'équipe"

    3. Hier

      Royal a trouvé Hollande "offensif"

    4. Hier

      Cahuzac candidat recueillerait 11% des votes

    5. Hier

      En Israël, Sarkozy va être reçu par Netanyahou

    6. Hier

      Le mot "race" va disparaître des lois

    7. Hier

      Soupçon d'emploi fictif : Boutin charge Guéant

    8. Hier

      Hollande rencontre les parlementaires PS

    1. Hier

      Mélenchon : "rien de gauche" dans le discours de Hollande

    2. Hier

      Impopularité : Hollande veut "être jugé" dans 5 ans

    3. Hier

      Hollande: Cahuzac "ne devrait pas se présenter à une élection"

    4. Hier

      Hollande-amnistie sociale : examen de cas "exceptionnels"

    5. Hier

      Hôtel-Dieu : l'UMP appelle le PS à la clarté

    6. Hier

      Hollande : texte sur le vote des étrangers après les municipales

    7. Hier

      Hollande/PSG-incidents : "une agression contre l'image de la France"

    8. Hier

      Hollande : un remaniement "pas d'actualité"

    1. Hier

      Hollande, "socialiste", pas "social-démocrate"

    2. Hier

      Hollande propose une "communauté européenne de l'énergie"

    Europe 1 sur les réseaux sociaux
    Europe 1 Vidéos

    Pour retrouver les vidéos d'Europe1, cliquez ici

    Humour, politique, culture, sport, économie, découvrez toutes les vidéos d'Europe1.

    Toutes les vidéosVidéos les plus vues
    Evénement