François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a jugé qu'après "la politisation" dans les cabinets ministériels et les nominations, "un retour à l'impartialité de l'Etat s'impose". "Il y a eu une politisation à travers la trop grande place des cabinets ministériels par rapport à l'administration centrale et par des nominations politiques, surtout au ministère de l'Intérieur et à la Chancellerie", a assuré François Hollande dans l'édition de mars du magazine spécialisé dans la vie publique, Acteurs publics.
"Un retour à l'impartialité de l'Etat s'impose", a-t-il jugé. La "loyauté et la neutralité sont les principes qui doivent fonder le comportement de la haute fonction publique". "Ceux qui détiennent les responsabilités éminentes ne doivent pas servir le pouvoir, mais servir l'Etat". François Hollande juge que la Révision générale des politique publiques (RGPP) a eu "peu d'effets budgétaires, alors qu'elle a désorganisé nombre de services". Pour lui, le gain "atteint à peine 250 ou 300 millions d'euros par an". La RGPP a "fait beaucoup de mal, parce qu'au lieu de passer en revue les missions et les besoins, le pouvoir actuel a appliqué une logique comptable qui a créé beaucoup de frustration".
Dans ses 60 engagements, le candidat PS veut porter "coup d'arrêt" à cette procédure. Pour son gouvernement, le député de Corrèze suggère "une dizaine de grands pôles autour desquels l'action gouvernementale doit être menée". Avec la jeunesse au coeur de son projet, il veut faire "un grand ministère qui regroupera l'éducation, la jeunesse, les sports, la diversité".

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