VIDEO - Voici ce qu'il ne fallait pas rater du "grand oral" des candidats sur France 2.
Que fallait-il retenir de ce numéro spécial de Des paroles et des actes ? Europe1.fr vous résume, en trois minutes chrono', l'essentiel de cette émission.
# Débat sur le débat
D'emblée, Nicolas Sarkozy a "regretté" que l'émission n'ait pas la forme d'un débat. "Deux débats, voire trois débats, auraient été utiles", a ainsi insisté le président sortant. Peu avant, François Hollande avait, lui, réaffirmé qu'il était opposé à cette multiplication des duels. "Je souhaite un débat", il est "attendu" et "sera regardé par 20 millions de téléspectateurs sans doute et parce que ce sera le prochain président qui sortira de ce duel", a fait valoir le député de Corrèze, mettant en garde : il faut que "ce soit à la hauteur de la situation, de la crise et (...) je ne me laisserai pas entraîner au pugilat", a-t-il affirmé.
# Le Front national au coeur du débat
François Hollande a jugé ne pas avoir "besoin de parler comme le Front national" pour tenter d'amener les électeurs de Marine le Pen (6,4 millions au premier tour de la présidentielle) à voter pour lui au second tour. Le candidat socialiste a alors défini le FN comme "un parti autorisé à se présenter et qui conteste un certain nombre de valeurs de la République".
# Quid de la "présomption de légitime défense ?
Nicolas Sarkozy a également plaidé pour une "présomption de légitime défense" pour les policiers suite à la polémique sur la mise en examen de l'un d'entre eux pour homicide volontaire en Seine-Saint-Denis. "Je suis le dernier à vouloir donner un permis de tuer à un gendarme ou à un policier (...) Mais les policiers - avec une présomption de légitime défense - seraient mieux protégés", a jugé le candidat de l'UMP. Une proposition à laquelle François Hollande "n'est pas favorable". Le socialiste a, lui, plaidé plutôt pour que les policiers mis en examen puissent bénéficier de son salaire et de ses primes "comme tout concitoyen" tant qu'il n'est pas "jugé et condamné".
# Lionnel Luca désavoué
Nicolas Sarkozy a ensuite condamné les propos du député UMP Lionnel Luca surnommant "rottweiler" la compagne de son rival François Hollande, Valérie Trierweiler. "Je condamne, je ne m'associe en rien à ça, je suis même prêt à dire à Valérie Trierweiler, que je connais voyez-vous parce qu'elle est journaliste, que je suis désolé si elle a été blessée", a-t-il insisté."Je ne me sens pas engagé, c'est absurde, je détesterais qu'on fasse ça avec Carla, je déteste qu'on fasse ça avec sa compagne. Quand on aime quelqu'un, ce qui est le cas de Carla avec moi et de Valérie Trierweiler avec François Hollande, ce n'est pas une raison de se mettre dans le débat politique et d'être critiqué comme cela", a-t-il poursuivi.

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