EN DIRECT - Royal face "aux voix sarkozystes"

Par Europe1.fr

Publié le 11 juin 2012 à 07h00 Mis à jour le 11 juin 2012 à 12h06

Le retrait du dissident Oliver Delaporte facilite grandement la tâche d'Henri Guaino dans la troisième circonscrpition des Yvelines.

Le retrait du dissident Oliver Delaporte facilite grandement la tâche d'Henri Guaino dans la troisième circonscrpition des Yvelines. © REUTERS

LÉGISLATIVES NON STOP - Au lendemain du premier tour, suivez les législatives avec Europe1.fr.

La gauche aborde le second tour des législatives en position de force. Sur fond de forte abstention, l'ensemble de la gauche a totalisé 46,77% des voix au premier tour dimanche, alors que l'UMP et ses alliés n'en ont récolté que 34,07%. Quant au Front national, il a recueilli 13,6% des voix et sera présent au second tour dans 61 circonscriptions, dont 32 triangulaires.

12h01. Cohn-Bendit au secours de Bayrou. Le patron des députés européens écologistes a répété lundi que le PS faisait une "faute" en présentant un candidat face à François Bayrou. "L'erreur, c'est que le PS aurait dû ne pas mettre de candidat en face de M. Bayrou, et proposer un accord de non-candidature (...). C'est dommage ; M. Bayrou aurait mérité d'être à l'Assemblée nationale, il y aurait apporté quelque chose", affirme Daniel Cohn-Bendit dans un entretien au Monde daté de mardi. "Si j'étais électeur dans cette circonscription, je voterais pour lui".

11h51. Guaino échappe à la triangulaire. Le candidat dissident UMP Olivier Delaporte, arrivé dimanche en troisième position dans la 3e circonscription des Yvelines, a annoncé lundi qu'il retirait sa candidature, évitant ainsi une triangulaire à Henri Guaino. "Il m'apparaît indispensable de ne faire courir aucun risque de gauche dans notre circonscription. C'est pourquoi, avec ma suppléante, Manuelle Wajsblat, nous avons décidé de ne pas maintenir notre candidature au second tour de ces élections afin de faire gagner largement notre famille politique, celle de la droite et du centre", a écrit le maire de la celle-Saint-Cloud dans un communiqué.

11h38. Royal appelle les électeurs à "ne pas mélanger leurs voix aux voix sarkozystes". Confronté dans la première circonscription de Charente-Maritime à la volonté du dissident Olivier Falorni de se maintenir, et à une fronde anti-Royal venue de l’UMP locale, menée par Dominique Bussereau, Ségolène Royal a réagi aurpès de l'AFP lundi en fin de matinée. La présidente de Poitou-Charente, arrivée en tête avec 32,03% des suffrages contre 28,91% à Olivier Falorni, a appelé les électeurs à "ne pas mélanger leurs voix aux voix sarkozystes".

11h21. Bussereau précise sa position anti-Royal. Alors qu’il avait laissé entendre lundi matin sur son compte Twitter qu’il appelait à voter contre Ségolène Royal dimanche au second tour dans la première circonscription de Charente-Maritime, Dominique VBussereau a été plus précis en fin de matinée. "Entre un candidat Charente-Maritime et une intruse, j'appelle à voter en tant que président du conseil général pour le candidat de terrain et local qui représente le mieux la Charente-Maritime", a expliqué l’ex-ministre des transports à l’UMP.

11h13. Les électeurs UMP pour des accords locaux avec le FN. Deux électeurs de l'UMP sur trois sont pour un accord de désistement mutuel entre un candidat de droite et un du FN quand il s'agit de battre un candidat de gauche au second tour, selon un sondage Ipsos/Logica Business Consulting réalisé jusqu'à la veille du scrutin. 66% des électeurs UMP sont favorables à ce scénario tandis que 34% y sont opposés. Les proportions sont respectivement de 64% et 34% pour les électeurs du Front national, selon cette enquête faite pour France Télévisions, Radio France, Le Monde et Le Point.

10h54. Dati tacle encore Fillon. Non, Rachida Dati n’en a pas encore fini avec François Fillon. La maire du 7e arrondissement en veut visiblement encore à l’ancien Premier ministre de lui avoir ravi l’investiture dans la 2e circonscription de Paris. Alors elle ne s’est pas privée de critiquer son score de 48,62% réalisé dimanche, relaie Le Lab. "Normalement ... c’est vrai que monsieur Fillon aurait pu passer au premier tour, dans une circonscription qu’il voulait et qui était totalement sûre", a déclaré l’ex-ministre de la Justice sur France Info. Rachida Dati a également rendu François Fillon responsable de la perte probable de sa circonscription de la Sarthe. "Puis malheureusement nous avons perdu l’ancienne circonscription où il était élu qui était à droite depuis 1958", a-t-elle rappelé.

(A partir de 7’30)


10h36. Le FN se maintiendra partout. Sans surprise, Marine Le Pen a annoncé lundi matin à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où elle est candidate, que ses candidats se maintiendraient dans les 61 circonscriptions où ils se sont qualifiés pour le second tour. "Le principe est le suivant: nous nous maintiendrons évidemment dans toutes les circonscriptions où nous sommes arrivés au second tour", a déclaré la patronne du parti d'extrême droite, alors que le FN est présent dans 32 triangulaires.

10h18. Guaino : "pas de front républicain". Henri Guaino s’est placé dans la posture du ni-ni au deuxième tour des élections législatives. D’une part, l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy s’est dit sur BFMTV "opposé à toute alliance avec le Front national", mais il refuse aussi toute idée de front républicain. "On peut avoir un débat démocratique sans que ce soit la guerre civile. Il n'y a pas de front républicain contre un parti qui est autorisé par la République", a-t-il jugé.



9h48. Le Pen appelle à battre NKM. Marine Le Pen a appelé lundi "sans aucun complexe" les électeurs à faire battre Nathalie Kosciusko-Morizet dans la quatrième circonscription de l’Essonne. L’ex-ministre de l’Ecologie est arrivée en tête avec 39,46% des suffrages, mais le candidat socialiste, Olivier Thomas, n’est pas loin avec 36,29% des voix. "Je veux que les candidats UMP assument leurs responsabilités. On ne peut pas, d’un côté, réclamer le vote de nos électeurs et de l’autre ne cesser de nous insulter et faire clairement un appel à un vote socialiste comme l’a fait Mme Kosciusko-Morizet", a déclaré le président du FN sur BFMTV.



9h21 : "Marée basse bleue" pour Najat Vallaud-Belkacem. Refusant de saluer une "vague rose", la ministre du Droit des femmes a préféré tacler la droite, évoquant une "marée basse bleue".


8h57 : Aubry appelle elle aussi Falorni à se retirer. Pour la Première secrétaire du PS, il n'est "pas acceptable qu'un camarade" se fasse élire "avec les voix de la droite pour battre l'ancienne candidate" socialiste à la présidentielle. Martine Aubry a dit aussi sur France Inter avoir tenté de joindre le candidat dissident dimanche soir, "sans succès".

(A partir de 3')


8h49 : Le Maire ne veut pas de discussion avec le FN. Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Agriculture, ne souhaite "ni accord, ni entente, ni discussion avec le FN". Une position qu'il entend bien défendre lundi après-midi, lors du bureau politique de l'UMP.

8h46 : Le Roux appelle Falorni à se retirer. Sur Europe 1, le député socialiste Bruno Le Roux appelle le dissident socialiste Olivier Falorni, qui affronte Ségolène Royal à La Rochelle, à se retirer. "Olivier Falorni se ferait élire avec un autre électorat que celui de gauche", argumente-t-il.

8h40 : L'UMP pour un front anti-Royal à La Rochelle ? Après l'appel lancé sur Twitter par Dominique Bussereau, Jean-François Copé, patron de l'UMP, a indiqué sur Europe 1 : "Dominique Bussereau a dit ce qu'il en était au plan local. Moi j'ai tendance à penser que c'est une affaire interne au PS".

8h37 : Moscovici est "satisfait". Sur son compte Twitter, le ministre de l'Economie, en ballotage dans la 4ème circonscription du Doubs, voit dans ce premier tour un "signe de confiance, qui donne sa chance au changement".


8h24 : Il est "impensable" que le FG n'ait pas de groupe, juge Pierre Laurent, le président du conseil national du Front de Gauche. "Même si nous sommes un peu en dessous des quinze nécessaires pour constituer un groupe aujourd'hui, il faudra modifier le règlement pour avoir un groupe à l'Assemblée nationale".

8h17 : Un "naufrage absolu" pour Mélenchon, juge Philippot. Invité d'Europe 1, Florian Philippot, porte-parole du FN, s'est réjouit de la défaite de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, un "naufrage absolu" selon lui. Le candidat du Front de Gauche "se voit sanctionner parce qu'il fait une campagne agressive, brutale, pas sur le fond, alors que Marine [Le Pen] a fait une campagne de fond et de proposition".

8h05 : Désir en appelle à Falorni. Le numéro deux du PS demande au dissident de ne pas barrer la route à Ségolène Royal, arrivée en tête du premier tour des législatives dans la circonscription. Olivier Falorni ne doit "pas empêcher que la voix de Ségolène Royal puisse s'exprimer à l'Assemblée nationale", a lancé Harlem Désir, appelant Olivier Falorni à "reconnaître le choix des électeurs".



7h54 : Morano n'a "aucune pudeur". Le trésorier du Front national, Wallerand de Saint-Just, a commenté l'appel lancé par la candidate en Meurthe-et-Moselle : "c'est vraiment la politique politicienne dans toute son horreur", a-t-il affirmé, selon Francetvinfo.

7h49 : Morano n'a "pas d'état d'âme". Invitée d'Europe 1, la candidate dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Mosellea réitéré son appel aux électeurs du FN. "J'en appelle très clairement aux électeurs du Front national qui partagent nos valeurs à se retrouver sur ma candidature", a lancé l'ancienne ministre de l'Apprentissage.

7h30 : Falorni reste "bien évidemment" candidat. Sur Europe 1, le dissident socialiste Olivier Falorni a confirmé qu'il avait l'intention de maintenir sa candidature au second tour des législatives dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime, également briguée par Ségolène Royal. Au premier tour, il a recueilli 28,91% des voix, contre 32,03% pour Ségolène Royal.

Sur son compte Twitter, l'ancien ministre Dominique Bussereau, également président du Conseil général de Charente-Maritime, appelle au "rassemblement" derrière le "candidat de terrain".


7h15 : Au programme aujourd'hui : l'UMP réunit à 15h00 un bureau politique extraordinaire à l'Assemblée nationale. Le Front national aussi tiendra un bureau politique lundi, dans l'après-midi.

7h00 : "Soutien mesuré" ou "vague rose" ? Au lendemain du premier tour, les éditorialistes de la presse écrite livrent leurs analyses. Pour Etienne Mougeotte, dans Le Figaro, l'élection de François Hollande "n'a pas enclenché un phénomène d'enthousiasme et donc d'amplification comparable à l'élection de François Mitterrand en 1981". Libération, de son côté, retient le score du PS et de ses alliés, Nicolas Demorand évoquant "une gauche forte et largement en tête", ainsi qu'une "petite bérézina" pour l'UMP. Pour Patrick Apel-Muller, dans L'Humanité, "les électeurs ont confirmé leurs choix de l'élection présidentielle". "Pari tenu pour la majorité de gauche", écrit quant à lui François Ernenwein dans La Croix. Dans Les Echos, Jean-Francis Pécresse résume la tonalité générale des commentaires, soulignant "un soutien mesuré au président".

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