Bayrou "ne croit pas aux sondages"

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"Je ne sais pas de quels mauvais scores vous parlez", s’est agacé le président du MoDem.

Face à tous les sondages qui pronostiquent un score très bas du MoDem aux élections régionales, sous la barre des 5% dans certains cas, François Bayrou a rétorqué vendredi sur Europe 1 : "Je ne sais pas de quoi vous parler exactement (…) Je ne crois pas aux sondages". "Les électeurs sont là pour remettre les sondages à leur place", a insisté le président du MoDem.

François Bayrou a assuré que, de son côté, il voyait se multiplier les gestes de soutien : "depuis quelques jours, c’est très étrange, le contrôleur du train, la jeune femme qui pousse un bébé dans une poussette dans la rue, des gens qui sont au travail, ils me disent tous la même chose, c’est en trois mots : ne lâchez rien".

Un soutien personnel bienvenu car François Bayrou est confronté, au sein de son propre parti, à des critiques et à des défections. Corinne Lepage, la vice-présidente du MoDem, sera ainsi lundi à Strasbourg pour soutenir le candidat des Verts aux régionales, aux côtés de Daniel Cohn-Bendit. "Il y a des gestes qui ne sont pas loyaux. Mais je ne dirai pas un mot de plus", a simplement commenté François Bayou, assurant qu’il fallait en France "une droite républicaine, une gauche responsable et un centre qui fasse son travail".

"C'est une chose grave"

Interrogé sur le rôle du président de la République dans la campagne, le président du MoDem a une nouvelle fois dénoncé l’implication de Nicolas Sarkozy. "Je ne crois pas que le président de la République en France devrait être un chef de parti", a insisté François Bayrou.

Parmi les sujets de préoccupation majeurs pour la France, le président du MoDem est revenu sur la question de la dette. Cette thématique, à la une de l’actualité avec le cas de la Grèce, avait été au cœur de sa campagne présidentielle en 2007, a rappelé François Bayrou. "C’est une chose grave pour l’avenir du pays", a-t-il martelé.