Après la défaite de Ségolène Royal, le jeu semble plus ouvert pour la présidence de l'Assemblée.
La chute de Ségolène Royal à La Rochelle rebat les cartes socialistes pour l'un des postes les plus convoités de la République, la présidence de l'Assemblée, qui pourrait donner lieu à un match plus ouvert. L'ancienne candidate à la présidentielle s'était pourtant lancée dans la course la première, après la primaire PS de l'automne, au risque de laisser entendre que la répartition des postes les plus prestigieux était acquise 9 mois à l'avance.
Ses démêlés avec le dissident PS Olivier Falorni, qui a maintenu sa candidature contre vents et marées et s'est finalement imposé, avait ouvert la voie à des candidatures plus ou moins déclarées à la présidence de l'Assemblée. Qui brigue maintenant le perchoir ? Revue de détails.
BARTOLONE EN EMBUSCADE
A peine, Ségolène Royal voyait la semaine dernière ses rêves de perchoir s'éloigner que Claude Bartolone, député socialiste sortant de Seine-Saint-Denis et ex-proche de Laurent Fabius, entrait dans la course. Ainsi, jeudi sur Europe 1, il n'excluait pas de présenter sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale.
Puis lundi matin, il a officialisé sa candidature dans une interview au Parisien. "J'ai tenu à respecter les temps : celui des primaires, celui de la présidentielle, celui des législatives. Nous avons désormais une majorité. Le moment est donc venu de proposer ma candidature", a-t-il expliqué dans cet entretien.
GLAVANY, CANDIDAT EN COULISSES
Fabusiens et aubryistes seraient prêts, révélait, il y a une dizaine de jour, le journal Le Monde, à soutenir une autre candidature : celle de Jean Glavany, resté discret pendant la campagne présidentielle. Est-il candidat ? Le député des Hautes-Pyrénées, mitterrandiste puis jospiniste, a convoqué une conférence de presse lundi dans les locaux de l'Assemblée sans en préciser l'objet.
Dimanche soir, le député des Hautes-Pyrénées a répondu à une question sur ces intentions par un : "on verra ça demain. Je veux rester avec les élus, les militants, ne penser qu'aux Hautes-Pyrénées ce soir". Toutefois, sa candidature semblait en perte de vitesse au siège du PS. A 63 ans, l'ancien collaborateur de François Mitterrand a confié qu'il entamait son dernier mandat de député, lui qui est élu depuis 1993.
GUIGOU, UNE FEMME POUR LE PERCHOIR
Ancienne garde des Sceaux, Elisabeth Guigou pourrait aussi se présenter. "C'est une femme, elle a une solide expérience gouvernementale et elle a une image consensuelle", disait-on au PS dimanche soir alors que certains souhaitent qu'une femme occupe au perchoir. Lundi, elle s'est déclarée "disponible" pour prendre la présidence.
"Je souhaite avoir des responsabilités au bureau de l'Assemblée nationale, et si c'était la plus haute qui m'était confiée, ce serait évidemment un grand honneur pour moi de l'assumer, mais il faut qu'il y ait un dispositif collectif (...) Je marque ma disponibilité mais je ne souhaite pas être dans une démarche individuelle", a-t-elle dit à des journalistes dans les couloirs de l'Assemblée.
Derrière la bataille pour le perchoir se livre aussi celle pour la présidence du groupe socialiste. Le député Bruno Le Roux, proche de François Hollande, est parti favori. Les batailles pour les présidences de commissions pourraient aussi laisser des traces.

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