Voici les principaux moments de l'interview du Premier ministre de jeudi soir sur France 2.
François Fillon s’est voulu, jeudi soir, combatif, lors de son passage à Des paroles et des actes sur France 2. Que faut-il retenir de cette interview ? Europe1.fr vous guide et résume ici l’émission.
>> Le tacle : comment "fonctionne" le Canard ?
D'entrée, François Fillon s'en est pris au journal le Canard Enchaîné. "Merci de me permettre de régler un compte avec le Canard que j'ai envie de régler depuis longtemps. Depuis cinq ans, ce journal me prête, chaque semaine, des propos que je n'ai jamais tenus", a insisté le Premier ministre. "Je ne sais pas comment fonctionne ce journal, qui lui diffuse ces informations mais c'est assez régulier !", a-t-il regretté. "Soit ce sont des propos pour essayer de me fâcher avec le président de la République, soit ce sont des propos pour essayer de semer la zizanie à l'intérieur du gouvernement mais je vous assure que je n'ai jamais dit cela et que je ne le pense pas du tout", a ensuite fustigé François Fillon. Selon le Canard Enchaîné publié mercredi, le Premier ministre aurait affirmé en privé que Nicolas Sarkozy avait deux chances sur dix de remporter la présidentielle de mai prochain.
>> La pique : Hollande trop "normal"
"La normalité n'est pas la qualité requise pour être président. Il faut des qualités exceptionnelles", a lancé François Fillon visant un François Hollande qui se veut être un "candidat normal", "un président normal".
>> La confidence : "j'ai pensé arrêter"
Ma sciatique est "le seul moment où j'ai pensé arrêter mes fonctions ", a glissé le Premier ministre revenant sur un épisode de 2008.
>> La vision : "toutes les options sont ouvertes"
Pour l'avenir, "je me garde toutes les options", a confié François Fillon, interrogé sur son avenir après Matignon. Le Premier ministre quittera son ancrage sarthois pour se présenter aux législatives à Paris où il a été investi par l'UMP, en juin prochain. Certains membres de l'UMP estiment également qu'il pourrait, en outre, disputer la direction de l'UMP à Jean-François Copé en cas de défaite du chef de l'Etat.
>> Les premières réactions : "de AAA à zzz..."
A la fin de la première partie, alors que la droite assurait que François Fillon, "précis et juste", réalisait un "sans faute", la gauche montrait son ennui en regardant un Premier ministre passant du "AAA à zzz..."


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