Des "indications de fissures" découvertes dans des centrales nucléaires françaises ont conduit la Belgique à approfondir ses propres contrôles, ce qui a révélé l'existence des problèmes ayant entraîné l'arrêt d'un réacteur à Doel, a indiqué jeudi l'agence belge de contrôle nucléaire (AFCN). Des contrôles effectués en 2004 sur l'un des réacteurs de la centrale de Tricastin (sud de la France) ont révélé des "indications de fissures, perpendiculaire à la surface, soit celles qui sont dangereuses", a expliqué à la presse le directeur de l'AFCN, Willy De Roovere.
Il s'exprimait à l'issue d'une réunion à Bruxelles de représentants des agences de contrôle nucléaire des Etats-Unis, France, Suisse, Suède, Pays-Bas, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni. Cette réunion était destinée à informer ces pays des problèmes détectés sur la cuve du réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, située à 25 km d'Anvers (nord).
M. De Roovere a précisé que les microfissures découvertes en France étaient principalement des défauts situés entre le métal de base de la cuve et la couche d'acier inoxydable. Suite aux problèmes en France, la Belgique a donc "voulu savoir si ses réacteurs présentaient les mêmes défauts. La réponse est non, mais nous avons découvert autre chose", a-t-il expliqué.
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