L'ESSENTIEL - Ces deux villes sont capitales pour bloquer tout accès à Bamako, la capitale.
LE RESUME. Une semaine après le début de l'offensive, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé vendredi que 1.800 soldats français étaient déployés sur le terrain au Mali dans le cadre de l'opération "Serval". Un déploiement de forces qui paie : aux côtés de l'armée malienne, les forces françaises ont repris, selon les informations recueillies par Europe 1, deux villes-clés : Konna et Diabali.
# SUR LE TERRAIN
• Konna et Diabali reprises. Ces deux villes sont deux portes d'entrée cruciales qui s'agisse de bloquer dans un sens l'accès au nord du Mali ou dans l'autre sens la prise de la capitale, Bamako, au sud. Les forces maliennes "occupent Konna", a confirmé vendredi le porte-parole de l'état-major des armées. Pour rappel, c'est la chute de Konna aux mains des rebelles qui avait convaincu la France d'intervenir militairement au Mali sans attendre le déploiement de la force ouest-africaine sous mandat de l'Onu. Pour Diabali, la France ne confirme pas dans l'immédiat mais la ville a bel et bien été reprise, selon les informations recueillies par Europe 1.
• La mobilisation française se poursuit. "Je vous avais annoncé que nous étions 1.400, nous sommes maintenant 1.800 sur le territoire malien, donc la progression de notre implantation au sol se poursuit", indiqué Jean-Yves Le Drian, le ministre français.
• La situation humanitaire toujours critique. Alors que les islamistes n'ont pas hésité à utiliser des civils comme boucliers humains, en se cachant dans leurs maisons, l'archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo, a demandé vendredi l'ouverture immédiate de couloirs humanitaires pour permettre d’envoyer des aides aux populations privées de nourriture et de médicaments.
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# SUR LE PLAN POLITIQUE
• Des critiques en France. La députée européenne et ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle, Eva Joly, a lancé une vive mise en garde sur l'intervention militaire française "à hauts risques" au Mali, estimant qu'un conflit dans ce pays "risque d'être un remède pire que le mal". Le Parti communiste français a de son côté réclamé vendredi une "concertation d'ensemble urgente sur les causes de la crise Sahelo-malienne" réunissant notamment pays de l'Union européenne et pays du Sahel.
• Une intervention toujours soutenue. Reste que six Français sur dix font confiance à François Hollande sur l'engagement militaire de la France au Mali, selon un sondage BVA publié vendredi qui fait ressortir une "présidentialité" accrue du chef de l'Etat dans un contexte international mouvementé. 43% des personnes interrogées font "plutôt confiance" au président de la République "pour mener l'intervention militaire de la France au Mali", et 17% lui font "tout à fait confiance", soit un total de 60%, selon cette enquête réalisée pour l'émission CQFD, sur i-Télé.
• Une concertation France-Afrique à venir. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, participera samedi au sommet extraordinaire de la Cédéao à Abidjan pour "accélérer la mise en place de la force d'intervention ouest-africaine (Misma).
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