Hollande engage l'armée française au Mali

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Charles Carrasco , modifié à
VIDEO - Le président a confirmé le déploiement des forces armées françaises vendredi "après-midi".

>> L'INFO. Le président François Hollande a confirmé vendredi l'engagement des forces armées françaises au Mali, ce vendredi "après-midi", pour repousser les groupes armés islamistes en soutien aux troupes maliennes. Dans une déclaration à l'Elysée, le chef de l'Etat a affirmé que cette opération de lutte contre des "terroristes" durerait "le temps nécessaire".

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"Les ministres concernés, celui des Affaires étrangères, en liaison avec les Nations unies - car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale -, comme le ministre de la Défense, donneront également toutes les informations utiles à la population", a déclaré le chef de l'Etat.

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• Le Parlement va être saisi lundi. Le président français n'a pas précisé quelles étaient la nature et l'ampleur des forces françaises déployées au Mali contre les groupes islamistes armés, parmi lesquels Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui contrôlent le nord du Mali. Toujours est-il que le Parlement sera saisi "lundi" de cette question. "L'article 35 (de la Constitution, ndlr) dit que le Parlement doit être informé des interventions des forces armées", a rappelé le ministre délégué aux Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

Selon lui, cette saisine du Parlement peut prendre la forme d'un vote dans l'hémicycle ou d'une information des présidents de l'ensemble des groupes de l'Assemblée et du Sénat, avec des auditions devant les commissions des Affaires étrangères et du Sénat. Selon le ministre, la décision devrait être prise dans les prochaines heures.

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• Une intervention décidée vendredi matin. L'Elysée a précisé que la décision du président Hollande d'engager les forces armées françaises avait été prise vendredi "matin en accord avec le président malien Dioncounda Traoré". Avant l'échange téléphonique vendredi matin avec le président Traoré, le président Hollande avait eu au cours de la semaine "de très nombreux contacts" avec les chefs d'Etat africains de la région, a-t-on précisé dans son entourage.

• "La brutalité et le fanatisme". Pour justifier sa décision, le président a affirmé que le Mali fait face à "une agression terroriste" marquée par "la brutalité" et le "fanatisme" qui menace "l'existence même de l'Etat, de la sécurité de la population" et de "nos ressortissants" au nombre de 6.000, a-t-il précisé.

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"Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là, lorsqu'il s'agit, non pas de ses intérêts fondamentaux, mais des droits d'une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie", a conclu François Hollande.

• Le verrou de Konna a sauté. L'armée malienne a lancé vendredi une contre-offensive avec une assistance de la France et d'autres pays européens pour reprendre aux islamistes Konna, une ville du centre du pays conquise la veille, d'où ils menaçaient de continuer leur poussée vers les zones contrôlées par le gouvernement de Bamako.

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