On ne connait toujours pas le nombre de victimes sur le site gazier BP d'In Amenas, en Algérie.
RESUME
- Au lendemain de l'assaut, la situation demeure très floue.
- L'armée algérienne a libéré 650 otages dont 100 étrangers.
- Aucun bilan officiel n'a encore été donné.
# LA SITUATION
100 otages étrangers libérés. Les forces spéciales algériennes ont libéré quelque 100 otages étrangers détenus par un groupe armé islamiste sur un site gazier dans le Sahara, exploité par BP, Statoil et Sonatrach, mais 30 autres sont toujours portés disparus, a rapporté vendredi l'agence officielle algérienne APS. "Près d'une centaine de ressortissants étrangers, sur les 132 otages pris par le groupe terroriste qui a attaqué mercredi le site gazier de Tigantourine ont été libérés", indique l'APS, citant une source sécuritaire.
L'assaut toujours en cours. En fin d'après-midi vendredi, l'assaut était toujours en cours. "L'opération pour déloger le groupe terroriste retranché dans l'installation gazière se poursuit", a précisé APS. L'assaut final a débuté vendredi midi et avait été annoncé par le Premier ministre français. "Je viens à l'instant de m'entretenir avec le Premier ministre algérien, qui m'a confirmé que l'opération se poursuivait", avait déclaré Jean-Marc Ayrault lors de ses voeux à la presse.
>> RECIT - Comment le site a été attaqué
#Algérie - Les rescapés de la prise d'otages témoignent: "on cherche les expatriés !" bit.ly/105BWZE par @lateuser #AFP
— Agence France-Presse (@afpfr) January 18, 2013
Le décès de plusieurs otages. "A l'heure où je vous parle, le décès de plusieurs otages est à déplorer. Nous n'en connaissons pas le nombre ni la nationalité", a déclaré le Premier ministre, vendredi midi. De son côté, le ministre de la Communication algérien, Mohamed Saïd, s'est borné à parler de "d'un nombre important d'otages libérés et malheureusement quelques morts et blessés". Un porte-parole des islamistes a, de son côté, déclaré que l'opération avait fait une cinquantaine de morts dont 34 otages. Un bilan qualifié de "fantaisiste" par une source sécuritaire.
>> Un Français rescapé de la prise d'otages en Algérie témoigne
# LES RAVISSEURS
Trente djihadistes au total. Les auteurs de la prise d'otages sur le complexe gazier de Tiguentourine, dans l'est de l'Algérie, étaient au nombre d'une trentaine de "terroristes" de diverses nationalités, rapporte vendredi l'agence de presse officielle APS se référant à une source sécuritaire.
Au moins dix-huit djihadistes tués, dont un Français. Dix-huit insurgés islamistes ont été tués par les forces spéciales algériennes lors de leur assaut lancé jeudi pour libérer les otages du groupe, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire algérienne. Parmi eux, figure un ressortissant français. Dans ce groupe figurent, aussi, deux Algériens, dont le chef du commando djihadiste, Tahar ben Chened, décrit comme un éminent djihadiste au Sahara, de même que trois Egyptiens, deux Tunisiens, deux Libyens et un Malien.
VIDEO - Prise d’otages en Algérie : un Français parmi les ravisseurs bit.ly/WM7amy
— BFMTV (@BFMTV) January 18, 2013
>> A LIRE AUSSI - "J'ai parlé aux ravisseurs"
# REACTIONS
Les gouvernants étrangers remontés contre Alger... Peu de détails ont été fournis sur l'opération conduite par l'armée algérienne, y compris aux pays dont sont originaires les otages qui, pour certains, n'ont pas cherché à dissimuler leur irritation. Les gouvernements américain, norvégien, roumain et autrichien ont annoncé que leurs ressortissants figuraient parmi les otages. "Nous n'étions pas au courant de l'intervention en avance", a regretté un responsable américain. >> Assaut : l'Algérie, seule à décider ?
Pas d'autre choix que de donner l'assaut. Le ministère des Affaires étrangères s'est abstenu vendredi de critiquer l'attitude de l'Algérie dans le dénouement sanglant de la prise d'otages en invoquant une situation "particulièrement complexe compte tenu de l'ampleur de la prise d'otages". "Les autorités algériennes ont estimé qu'elles n'avaient pas d'autre choix que de donner l'assaut", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère Philippe Lalliot pour qui cette prise d'otages confirme que "la présence de groupes terroristes" au Sahel est un "enjeu pour la communauté internationale tout entière".
Le parquet de Paris ouvre une enquête. Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance ce vendredi, confiée à la DCRI, après le décès présumé (non confirmé officiellement) d’un otage Français sur la base d’In Amenas, en Algérie. L’enquête a été ouverte pour "enlèvement suivi de mort en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de préparer un ou plusieurs crimes". >>Algérie : Paris ouvre une enquête.
Pourquoi cet assaut ? Le ministre algérien a justifié le recours à la force en expliquant que les autorités avaient d'abord cherché une solution pacifique mais que les islamistes, venus de la Libye voisine, "lourdement armés", voulaient "quitter l'Algérie en emportant avec eux les otages étrangers" pour s'en servir comme "carte de chantage".
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