EN DIRECT - Un chef de l'opposition, Chokri Belaïd, a été tué par balles mercredi à Tunis.
Belaïd © CAPTURE YOUTUBE
• L'assassinat d'une figure de l’opposition. Chokri Belaïd a été tué par balles mercredi à Tunis. Il était un farouche opposant aux islamistes au pouvoir et un militant de tendance marxiste et panarabe. Secrétaire général du parti des Patriotes démocrates, l'opposant avait rejoint avec sa formation une coalition de gauche, le Front Populaire.
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• Où en est l'enquête ? Le tueur présumé était un homme portant un vêtement de type burnous, sorte de long manteau traditionnel avec une capuche pointue, selon le Premier ministre, Hamadi Jebali. Le ministre de l'Intérieur Ali Larayedh a indiqué, en citant le chauffeur de la victime, qu'un complice l'attendait pour prendre la fuite à moto.
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• Des manifestations et des violences. Des militants laïques sont descendus dans les rues de plusieurs villes de Tunisie pour dénoncer cet assassinat qu'ils imputent aux islamistes. Des heurts entre policiers et des dizaines de protestataires ont éclaté devant le ministère de l'Intérieur, sur l'avenue Bourguiba à Tunis, alors que des manifestants y accompagnaient l'ambulance transportant l'opposant tué. Les manifestants ont jeté des pierres sur les policiers qui ont répliqué avec des lacrymogènes et de violents coups de matraque pour disperser la foule, alors que quelques dizaines de personnes protégeaient l'ambulance malgré les nuages de gaz.
Du monde sur l'avenue Bourguiba :
Le correspondant de France 24 a posté une photo :
Nouveaux tirs de la police, mouvement de foule sur Bourguiba #Tunisie twitter.com/_DavidThomson/…
— David Thomson (@_DavidThomson) 6 février 2013La police a également dû faire usage de gaz lacrymogènes sur des manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le siège de la police à Sidi Bouzid, le berceau de la révolte de 2011 dans le centre-ouest.
Selon des témoins, les bureaux d'Ennahda, parti islamiste modéré qui dirige le gouvernement de coalition, ont été incendiés à Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax.
• Une grève générale. Quatre formations de l'opposition tunisienne -le Front populaire (gauche), le Parti républicain, Al Massar et Nidaa Tounes (centre)- ont lancé mercredi un appel à la grève générale jeudi et la suspension de leur participation à l'Assemblée nationale constituante (ANC).
© Reuters
• Le pouvoir pointé du doigt. Le chef d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir en Tunisie, Rached Ghannouchi a dénoncé mercredi le meurtre de cet opposant tunisien, estimant que les tueurs voulaient "un bain de sang" en Tunisie, alors que les proches du défunt accusent son mouvement d'être responsable du crime. "Les bénéficiaires (du crime) sont les ennemis de la révolution, les ennemis de la stabilité, les ennemis d'Ennahda, et les ennemis du gouvernement", a-t-il martelé.
Le président Moncef Marzouki, qui était en visite en France, a annulé sa participation au sommet islamique du Caire pour rentrer d'urgence à Tunis.
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