EN DIRECT - Suivez les dernières informations sur l’affaire DSK, incarcéré à Rikers Island.
Dominique Strauss-Kahn passe sa première nuit en prison, à Rikers Island, à New York, après que la juge a refusé de le libérer sous caution. Le - toujours - patron du FMI, accusé entre autres de tentative de viol sur une femme de chambre du Sofitel où il résidait, sera incarcéré au moins jusqu’à vendredi, date d’une nouvelle audience
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17h00 : Un ancien détenu de Rikers Island raconte. Dans la prison new-yorkaise, où se trouve actuellement Dominique Strauss-Kahn, Franck Moulet, 27 ans, originaire des Bouches-du-Rhône, était surnommé "The Frenchy". Inculpé pour "fausse alerte à la bombe" dans un avion de la compagnie American Arlines, il raconte son "séjour" de vingt jours à la prison de Rikers Island au Monde.fr. Le jeune homme explique que la prison était surnommée "La Rocca", le roc, en espagnol. "Il y avait un grand dortoir. Des WC sans porte donnaient dessus. On était cinquante. Quand je suis arrivé, ils ont compris que je n'étais pas de ce monde-là. Ma chance, ça a été deux phrases, deux conseils. Il y en a un qui m'a dit : "Don't move and look" (Ne fais rien et regarde). Et un autre, en espagnol : "C'est à la roue qui grince le plus qu'on donne le plus d'huile". Ça voulait dire : celui qui fait du bruit, on va s'occuper de lui", rapporte Lemonde.fr. Franck Moulet confie avoir été témoin de plusieurs règlements de comptes sous les yeux des gardiens. "Une fois, j'ai mis les mains sur les hanches, l'un d'eux [un hispano-américain] a crié : "ne fais jamais ça, jamais !" Ce n'était pas assez viril pour la prison, on pouvait se faire massacrer pour ça. Tu dois être fort, c'était la règle."
16h40 : La confirmation de l'inculpation serait "très grave". Le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré mardi à Tunis qu'une confirmation de l'inculpation du patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, notamment de tentative de viol, serait "très grave, y compris pour l'image de la France". Interrogé par des journalistes sur l'affaire DSK, le ministre a répondu : "Si les éléments qui ont fondé son inculpation et la décision du tribunal de le maintenir en détention sont confirmés, cela sera très grave, y compris pour l'image de la France".
14h55 : "Il a oublié son ordinateur" dans le lounge. Un couple de passagers du vol AF17, qui a attendu son avion samedi dernier en même temps que DSK, décrit un "homme très concentré, qui attendait seul dans le lounge d’Air France", dans les colonnes de l’Express. "Il était très soigné" poursuit-il. "Il portait un costard cravate et son imperméable, il tenait un bagage cabine à gauche et son ordinateur portable à sa droite", précise l'épouse du passager. "La seule anecdote notable, c'est que vers 22h30 (soit 16h30 heure locale), lorsque l'hôtesse est venue le chercher pour qu'il prenne son avion, il a oublié son ordinateur portable", raconte le passager. "Un homme a couru derrière lui pour lui signaler son oubli. DSK et l'hôtesse sont revenus prendre l'ordinateur portable. Je n'ai pas assisté à l'arrestation", conclut le passager.
14h35 : Sarkozy appelle au "sang-froid". Nicolas Sarkozy a appelé mardi au "travail, au sang-froid, au courage, à l'unité" et aussi à "la dignité", sans citer le nom de Dominique Strauss-Kahn. "Le sang-froid, le courage, l'unité, et j'ajouterais la dignité, c'est la ligne de conduite de la majorité", a affirmé le chef de l'Etat selon un participant au petit déjeuner hebdomadaire de la majorité. "La préoccupation des gens, c'est leurs difficultés dans la vie quotidienne. Nous devons conduire le pays, nous sommes des rocs de solidité, je ne le pense pas que depuis ce week-end", a ajouté Nicolas Sarkozy, toujours selon la même source. "Il faut suivre cette ligne, nous avons un travail à faire", a-t-il également déclaré, citant les G8 et G20, forums des principales puissances qu'il préside cette année, ainsi que les réformes à venir, notamment la justice avec les jurés populaires et la dépendance.
Mais le chef de l'Etat n'a à aucun moment évoqué l'affaire Strauss-Kahn proprement dite, il n'a fait aucune mention du directeur général du FMI ni de la victime présumée dans cette affaire. Il n'a pas non plus évoqué son éventuel impact politique sur la campagne présidentielle de 2012, ni même sur l'image de la France à l'étranger, selon cette source. Cet élu a résumé en trois mots la consigne rappelée mardi par le président : "travail, unité, dignité". "Il faut toujours veiller à garder un certain recul et à ne pas aller dans le caniveau car les Français attendent de nous une année utile", concentrée sur "leurs préoccupations", a dit le chef de l'Etat, selon ce participant.
13h44 : Un avocat de DSK envisage des poursuites. Un des avocats français de Dominique Strauss-Kahn, Me Dominique de Leusse, a prévenu mardi qu'une décision serait prise "dans les deux ou trois jours qui viennent" sur d'éventuelles poursuites contre les médias qui diffuseraient des images de lui menotté. "Dans les deux ou trois jours qui viennent, si ce n'est demain (mercredi), une décision sera prise sur les suites à donner à ces diverses images", a mis en garde Me Dominique de Leusse sur France Info. Il a jugé que ces images "vues à la télévision et dans la presse écrite sont contraires" à la loi Guigou "parce qu'elles portent atteinte à la dignité de Dominique Strauss-Kahn et à sa présomption d'innocence au sens de la loi française".
14h41: La prison de Rikers Island. DSK est incarcéré à la prison de Rikers Island, à New York, sur une île de l'East River, au nord du quartier du Queens, au large de l'aéroport La Guardia. Il s'agit d'une prison grande comme la moitié de Central Park. Elle occupe toute l'île. Elle abrite 10 des 15 centres de détention à New York, indique l'administration pénitentiaire de New York sur son site Internet. Selon plusieurs sites dédiés aux prisons américaines, elle accueille dans des bâtiments de tailles variables entre 13.000 et 14.000 détenus, ce qui en fait l'un des plus grands centres de détention au monde.
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13h30 : "Faire confiance à la justice". François Sauvadet, président des députés Nouveau centre, a déclaré mardi que "la seule attitude digne que l'on puisse avoir" dans l'affaire "très grave, très lourde" de Dominique Strauss-Kahn, c'est de "faire confiance à la justice". "Je souhaite que la justice américaine puisse faire sereinement son travail et que la vérité éclate sur cette affaire. C'est la seule attitude digne que l'on puisse avoir", a déclaré François Sauvadet à l'issue de la réunion du groupe NC. "Je recommande à chacun d'éviter tout type de commentaires, de supputations", a-t-il ajouté. A propos d'une certaine "omerta" qui aurait entouré le comportement de DSK, François Sauvadet a répondu: "Je tombe des nues quand j'entends ce terme! Si quelqu'un avait connaissance de faits délictueux, il fallait les porter devant la justice!", réaffirmant qu'il n'y a "qu'un moyen aujourd'hui, faire confiance à la justice américaine".
13h03 : Aubry sous le "choc". Au micro d'Europe 1, la première secrétaire du Parti socialiste a affirmé que "le choc est partagé bien au-delà des socialistes et de la gauche" avant d'ajouter avoir "l'impression que beaucoup de gens sont groguis. "Depuis hier, nous sommes tous bouleversés par les images et les charges qui sont portées contre Dominique Strauss-Kahn", a-t-elle assuré avant de rappelé qu'il est nécessaire de respecter le présomption d'innocence. "D'ailleurs, a-t-elle indiqué, je regrette que les médias français n'aient pas choisi de respecter la loi qui est la nôtre, la loi Guigou de 2000, qui impose qu'il n'y ait pas d'image humiliante et dégradante pour quelqu'un qui est protégé par la présomption d'innocence".
13h00 : Le PCF appelle au "respect" pour "chacun des protagonistes". "La nature et la gravité des faits en cause devraient inciter tous les responsables politiques et tous les médias à la plus grande responsabilité dans le traitement de cette affaire. Il en est ainsi de la présomption d'innocence et du respect dû à chacun des deux protagonistes", écrit dans un communiqué Laurence Cohen, responsable de la commission PCF droits des femmes/féminisme. Et, a-t-elle ajouté, "la notoriété" de DSK "ne peut servir à banaliser le viol, à alimenter la surenchère médiatique ou à entraver le cours de la justice", rappelant qu'"en France, 25.000 femmes sont violées chaque année. Le viol est un crime qui ne peut, sous aucun prétexte, être minimisé sous peine d'empêcher les victimes de se reconstruire".
12h51 : Pour Ségolène Royal, c'est "une épreuve collective très lourde". La candidate déclarée à la primaire PS Ségolène Royal a estimé que le Parti socialiste vit aujourd'hui avec l'affaire qui touche Dominique Strauss-Kahn "une épreuve collective très lourde. C'est bien que les socialistes soient rassemblés, unis". "Je voudrais dire aussi, face à l'épreuve que subit Dominique et au déferlement d'images plus violentes les unes que les autres, qu'il n'a pas eu encore la parole dans la défense", a-t-elle assuré avant de déplorer le fait que "la procédure américaine est très différente de la procédure française. On a vu des images d'un homme comme s'il avait été condamné".
12h43 : Fillon parle d'un "acte très grave", s'il est avéré. Le Premier ministre François Fillon s'est exprimé pour la première fois sur l'affaire DSK. Devant une réunion à huis clos avec des députés UMP, il a assuré que "si les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn étaient avérés, nous serions en présence d'un acte très grave qui n'appelle aucune excuse".
12h12 : L'avocat de Polanski appelle Paris à garantir que DSK ne s'enfuira pas. L'avocat du réalisateur Roman Polanski, Me Georges Kiejman, a appelé mardi la diplomatie française à garantir que Dominique Strauss-Kahn ne s'enfuira pas, afin qu'il soit remis en liberté et puisse préparer sa défense. Interrogé sur France Info, l'homme de loi a admis que l'affaire Polanski jouait "un rôle inconscient" dans l'affaire Strauss-Kahn, "bien que les situations procédurales soient très différentes". "Ils sont français tous les deux", a noté Me Kiejman, et "la France n'extrade pas ses nationaux, alors que des pays comme la Suisse ou l'Allemagne, dans des traités passés avec les Etats-Unis, s'engagent parfois à le faire".
12h06. Le CSA appelle à "la retenue". Dans un communiqué, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a appelé les chaînes "à la plus grande retenue dans la diffusion d'images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale". Le CSA rappelle en particulier que "la loi du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d'innocence et les droits des victimes punit d'une amende la diffusion, sur tout support, d'une image faisant apparaître menottée ou entravée une personne, quelle qu'elle soit, qui n'a pas fait l'objet d'une condamnation".
11h47.Cambadélis juge les "images pas nécessaires". Le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a estimé mardi, au lendemain de la comparution de Dominique Strauss-Kahn devant le juge à New York, qu'"il est des images et des humiliations qui n'étaient pas nécessaires à la manifestation de la vérité". "Les amis de DSK sont profondément attristés par les images et les attitudes des autorités qui lui refusent toute dignité. Nous ne sous-estimons pas la gravité des faits présumés, mais il est des images et des humiliations qui n’étaient pas nécessaires à la manifestation de la vérité", a estimé le député de Paris sur son blog.
10h56. Sarkozy demande de la "hauteur" et de la "dignité". Nicolas Sarkozy a demandé mardi "hauteur et dignité" aux dirigeants de la majorité dans leurs réactions à l'affaire visant Dominique Strauss-Kahn, a déclaré l'un d'eux à Reuters après leur petit-déjeuner hebdomadaire à l'Elysée. Le président français s'est jusqu'ici abstenu de la moindre réaction publique à l'arrestation et l'inculpation à New York du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), accusé d'agression sexuelle. "Je l'avais mis en garde", a même déclaré le chef de l'Etat devant des proches, selon Le Figaro.
10h33. "Ce n’est pas le PS qui est dans le box", a lancé Benoît Hamon. Le porte-parole du PS a estimé mardi que les socialistes étaient "collectivement concernés" et "impactés" par l'affaire Strauss-Kahn, tout en soulignant que "ce n'était pas le PS qui se trouvait dans le box" des accusés. "Il serait malhonnête de notre part de dire que nous ne sommes pas impactés par cette affaire. C'est l'un des nôtres, donc nous sommes collectivement concernés, même si ce n'est pas le PS qui est dans le box", a-t-il déclaré sur RTL.
10h03. BHL au secours de DSK. Bernard Henri Lévy s'est insurgé sur son blog lundi à propos du traitement infligé à Dominique Strauss-Kahn. "Il serait bon que l’on puisse le savoir sans tarder – comment une femme de chambre aurait pu s’introduire seule, contrairement aux usages qui, dans la plupart des grands hôtels new-yorkais, prévoient des "brigades de ménage" composées de deux personnes, dans la chambre d’un des personnages les plus surveillés de la planète", écrit notamment le philosophe.
09h41. Jean-François Copé "à court de mots". Le secrétaire général de l'UMP ne sait plus trop quoi dire au moment de commenter l’incarcération de Dominique Strauss-Kahn. "On commence à être un peu à court de mots" et "je vous avoue que moi-même je commence à être un peu hésitant", a déclaré M. Copé sur i-TELE et Radio Classique. "On est devenus maintenant tous des commentateurs du commentaire et je crois qu'on a fait le tour du sujet. Je pense que nous sommes maintenant entrés dans une affaire qui relève de la justice américaine, avec l'application du droit commun."
09h33. La victime présumée de Dominique Strauss-Kahn ignorait qui était l'occupant de la chambre lorsqu'elle affirme avoir été agressée, rapportent mardi RMC et RTL. Nafissatou Diallo aurait été très surprise de découvrir l'identité de son présumé agresseur, a expliqué son meilleur ami. Elle est actuellement en état de choc. "Elle a passé deux jours entiers à pleurer", a ajouté cet ami. Nafissatou Diallo n'a pas encore formellement porté plainte. C'est le procureur qui est à l'origine des poursuites contre le directeur du FMI.
09h15. Martine Aubry attend la "version" de DSK. La première secrétaire du PS a expliqué mardi qu'il fallait "attendre les faits" et "la version" de Dominique Strauss-Kahn après son maintien en détention aux Etats-Unis, tout en souhaitant qu'"on respecte la jeune femme" qui l'accuse d'agression sexuelle. "Face à des affaires aussi douloureuses, j'attends toujours les faits", a déclaré la première secrétaire sur France-Info, se disant "à la fois sidérée parce que c'est incroyable", "stupéfaite" et "bouleversée par les images, par la charge des accusations".
08h41. Jack Lang évoque un "acharnement médiatico-judiciaire". Invité d'Europe 1, le député socialiste Jack Lang a tenu à défendre son "ami" Dominique Strauss-Kahn, emprisonné aux Etats-Unis pour une affaire de moeurs. "C'est un homme courageux à qui on inflige un sort méprisant et qui porte atteinte à sa dignité", a-t-il expliqué. "La mise au pilori médiatique d'un homme, Dominique, par avance déjà condamné par les médias, humilié fait horreur et suscite l'écoeurement. Il n'est pas impensable qu'il y a de la part de certains magistrats, le procureur en particulier ou la juge, la volonté de se payer un Français, un Français qui plus est connu. On a le sentiment d'un acharnement médiatico-judiciaire, d'un lynchage".
"Le système judiciaire américain est un système inhumain qui broie celui qui tombe entre ses mains et qui ne respecte pas les principes qui figurent dans notre Déclaration des droits de l'Homme de 1789, ce principe d'équité. C'est un système qui n'est absolument pas transposable en Europe", a poursuivi l'ancien ministre.
"Un acharnement, un lynchage" :
08h24. Jean-Jacques Urvoas fait part de sa "fidélité sans faille" à l'égard de DSK. Le député socialiste du Finistère a affiché sur Europe 1 sa fidélité et sa confiance à l'égard de Dominique Strauss-Kahn. Il a également appelé le ministre de la Justice, Michel Mercier, à faire respecter la loi et à faire interdire les images du patron du FMI menotté.
07h57. Elisabeth Guigou parle d’images "écoeurantes". La députée socialiste Elisabeth Guigou, a vivement réagi mardi matin aux images montrant DSK menotté et sa comparution devant le tribunal lundi. "Je suis bouleversée, j'ai trouvé les images écœurantes", a confié sur Europe 1 l’ex-garde des Sceaux, jugeant que "tout cela porte atteinte à la dignité humaine". L’élue a par ailleurs critiqué le fonctionnement de la justice américaine à travers ce dossier. "Nous voulons savoir la vérité, or jusqu'à présent nous n'avons entendu que l'accusation avec un procureur qui n'instruit qu'à charge".
07h11. Les proches de DSK soutiennent son épouse. L'entourage de DSK, qui travaillait jusqu'alors à sa future candidature pour les primaires du PS, tente désormais de préserver ce qui reste de la sérénité de son épouse Anne Sainclair, selon les informations du buzz politique d'Europe 1. Lundi, la fidèle attachée de presse de DSK, Anne Homel, et l'avocat Jean Veil ont décollé avec Anne Sinclair de Roissy pour JFK à New-York pour assister à l'audience. L'une des filles de DSK, Camille, étudiante en sciences-politiques à l'université Colombia, devait aussi les y rejoindre.
06h25. Lagarde juge la situation "accablante et douloureuse". La ministre des Finances à refuser de commenter plus avant cette affaire. "Il y a une procédure judiciaire qui est en cours selon les règles du droit et de la procédure américaine", et "il ne m'appartient pas de commenter", a-t-elle déclaré.
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NCIS : Los Angeles
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