EN DIRECT - Suivez le septième jour du procès d'Anders Breivik devant le tribunal d'Oslo.
Septième journée d'audience au procès d'Anders Behring Breivik. Moins d'un an après la tuerie, cet homme est jugé pour le massacre de 77 personnes l'été dernier en Norvège. L'auteur revendiqué de la tuerie doit s'exprimer mercredi sur la question-clé de sa santé mentale.
Les juges vont tenter de savoir si Anders Breivik est un fou ou un dangereux fanatique. L'extrémiste encourt 21 ans de prison s'il est jugé en bonne santé mentale. La première expertise psychiatrique officielle qui a conclu à son irresponsabilité pénale. Entre-temps, une autre expertise est venue contredire ce premier rapport.
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13h20 : Breivik assure que le rapport d'expertise est à 80% faux. Anders Breivik assure que le premier rapport d'expertise qui le déclare fou est à "80% faux" et que les experts ont perverti la réalité. Il donne notamment pour exemple plusieurs passages du rapport, qui sont, selon lui, complètement erronés. "Par exemple, je n'ai jamais parlé des 'anarcho-marxistes', c'est pourtant écrit en page 103", cite-il. Et il reproche aux experts ne pas avoir reporté "des choses importantes" qu'il leur a confié.
"Par exemple, j'ai dit que j'avais une stratégie de déshumanisation pour inhiber la peur et les émotions. Ils ne l'ont pas reporté" et "j'ai aussi expliqué ma méthode d'in(dé)sensibilisation, mais les experts n'ont pas jugé utile de le reporter non plus", a assuré Anders Breivik.
12h30 : Breivik accuse les psychiatres d'"inventions". Anders Breivik est entendu par les juges au sujet de sa santé mentale et plus particulièrement sur les précédents rapports psychiatriques dont il a fait l'objet. Certains juges assurent qu'il est fou et donc pénalement irresponsable. Anders Breivik assure lui le contraire. Il tient à être reconnu pénalement responsable pour la mort des 77 personnes l'an dernier en Norvège.
Il a accusé mercredi les experts-psychiatres d'avoir inventé des propos visant à le faire passer pour dément. "Ce sont des inventions mal intentionnées", a déclaré Breivik en évoquant des passages de l'expertise psychiatrique qui avait conclu l'an dernier qu'il était psychotique. La question, centrale dans le procès de Breivik, devra in fine être tranchée par les juges dans leur verdict attendu en juillet.
12h20 : Brevik demande des excuses au Parti travailliste. Anders Breivik assume la violence de ses actes mais estime que le Parti travailliste est responsable de ses agissements. Des propos rapporté par un journaliste du Monde diplomatique :
Breivik : "j'espère au moins que mon action conduira le parti travailliste à demander pardon et à reconnaître ses erreurs"
— Visions carto (@VisionsCarto) Avril 25, 2012
"J'ai toujours dit que c'était cruel, que la violence est le dernier recours avant d'avoir essayé toutes les autres possibilités. Mais cela ne change rien à ce que j'ai fait. Hélas, cela ne fait que commencer en Europe d'autres militants nationalistes agiront. J'espère au moins que mon action conduira le Parti travailliste à demander pardon et à reconnaître ses erreurs", déclare Anders Breivik.
12h15 : Les tribunaux se vident peu à peu La justice norvégienne a mis à disposition des salles d'audience dans l'optique que les gens suivent le procès ouvert au public. Mais les 17 tribunaux où est retransmis le procès sont restés presque vides, rapporte le site norvégien n.k.
12h00 : "C'est difficile d'être ici". Après avoir entendu plusieurs témoins des tueries d'Oslo, Anders Breivik a fini par reconnaître : "c'est difficile d'être ici", rapporte sur Twitter un journaliste du Monde Diplomatique.
Breivik ; "c'est très dur d'être ici. On ne peut pas ne pas être "saisi" par ces descriptions."
— Visions carto (@VisionsCarto) Avril 25, 2012
11h30 : "Des attaques préventives contre les traîtres à la patrie". Après être revenu sur l'explosion à la bombe près du siège du gouvernement norvégien, Anders Breivik a évoqué la tuerie sur l'île d'Utoeya qui a fait 69 victimes l'été dernier. Il a expliqué s'en être pris à des "élites" coupables, selon lui, de livrer la société norvégienne au multiculturalisme et à "l'invasion musulmane".
11h00 : "J'ai appris à apprécier les petites choses". S'appuyant sur des béquilles, cicatrices toujours visibles aux bras, Eivind Dahl Thoresen, un étudiant de 26 ans, a expliqué à la Cour comment il a échappé in extremis à la mort après avoir perdu deux litres de sang à la suite de l'explosion.
"J'ai essayé d'arrêter le flot de sang avec la main mais le flot s'est intensifié. Mon jean's bleu était devenu rouge, imprégné de sang", a témoigné le jeune homme. "J'essaie de penser positif tout le temps, et j'ai appris à apprécier les petites choses", a-t-il expliqué. le voici dans la salle 250 du tribunal d'Oslo :
En écoutant son témoignage, une avocate des parties civiles, Mette Yvonne Larsen, a essuyé des larmes tandis que l'accusé restait, lui, impassible.
10h30 : L'audience prend du retard. Les juges sont toujours en train d'auditionner les survivants de l'explosion à la bombe près du siège du gouvernement norvégien l'été dernier. La cour a projeté des images de la tuerie. En voici une :
Les pompiers sont à pied d'oeuvre. © REUTERS
Certains survivants n'ont pas assisté à l'audience en raison de leur état de santé ou de leur crainte de voir Anders Breivik. Les survivants présents racontent la panique qui régnait pendant l'explosion, les cris, l'inquiétude, les blessés.
L'un d'entre eux a accordé une interview au site norvégien dagbladet.no. Il raconte l'étonnement qui a été le sien quand Anders Breivik a prononcé son nom pour évoquer les survivants de la tuerie, "les élus", selon les mots du tueur.
Lundi, Anders Breivik a présenté des excuses partielles aux victimes des massacres. "J'aimerais leur présenter mes profondes excuses", a-t-il déclaré.
10h00 : Un internement psychiatrique serait "pire que la mort". Anders Breivik devrait s'employer à contredire les conclusions de la première évaluation psychiatrique qui contient, selon lui, "plus de 200 mensonges". Ce dernier estime en effet qu'un internement psychiatrique serait "pire que la mort".
9h30 : Breivik arrive devant les juges du tribunal d'Oslo. Comme le rapporte un journaliste du Sky News présent à l'audience, Anders Breivik est entré dans la salle 250 du tribunal d'Oslo. Depuis plusieurs jours, il s'est résigné à ne plus faire son salut extrémiste. Un signe qu'il a répété les trois premiers jours de son procès.
Sur cette photo publiée sur le compte Twitter du journaliste du Sky News, Anders Breivik s'adresse à son avocat Me Geir Lippestad.
#Breivik in court for day 7 twitter.com/TrygveSorvaag/…
— Trygve Sorvaag (@TrygveSorvaag) Avril 25, 2012
9h00 : Des proches des victimes des massacres se recueillent. A la fin du sixième jour du procès d'Anders Berivik des proches de victimes de l'explosion à la bombe près du siège du gouvernement sont venus accrocher des fleurs aux balustrades devant le tribunal d'Oslo. L’audience de mardi a été consacrée à l’explosion de la bombe qui a fait huit morts et des dizaines de blessés l'été dernier, quelques instants avant la tuerie d’Utoya.
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