EN DIRECT - L'assaut a été lancé il y a plusieurs heures. Le nombre de victimes reste inconnu.
>> L'ESSENTIEL
- L'assaut a été donné sur le site gazier de BP
- Quatre otages auraient été libérés, dont un Français.
- Le nombre d'otages tués lui reste inconnu.
- François Hollande a évoqué un "dénouement dramatique".
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# LA SITUATION ACTUELLE
L'assaut a été donné par l'armée algérienne en début d'après-midi :
• Un dénouement dramatique, selon Hollande. La prise d'otages en Algérie, sur un complexe gazier de l'est du pays, "semble se dénouer dans des conditions dramatiques", a déclaré jeudi le président français. En préambule de ses voeux au monde économique, François Hollande a précisé peu après 18 heures que les autorités algériennes l'informaient régulièrement de la situation. "Mais je ne dispose pas encore de suffisamment d'éléments pour en faire une évaluation", a-t-il déclaré. François Hollande a fait état de "plusieurs dizaines d'otages" de différentes nationalités sur le site.
>> A lire également : "j'ai parlé aux ravisseurs".
• Une opération en cours. L'armée algérienne a donc donné l'assaut sur le site gazier en début d'après-midi jeudi, mais il a fallu attendre plusieurs heures avant que les autorités le confirment. Selon les informations recueillies par Europe 1, l'opération était toujours en cours jeudi soir à 18 heures. Les habitants de la ville de In Amenas, à 40 kilomètres du site, peuvent entendre les explosions sur le site de BP, raconte le correspondant d'Europe 1 en Algérie. Des contacts diplomatiques parlent d'un assaut sans doute sanglant, a précisé le correspondant d'Europe 1 à Alger, ajoutant que l'opération aurait fait des victimes des deux côtés. Certains otages auraient aussi été libérés.
• Un Français libéré ? Parmi quatre otages libérés figure un Français, selon les dernières informations recueillies par Europe 1. Une information confirmée par le ministère des Affaires étrangères algérien, qui précise que les autres otages sont un Kényan et deux Britanniques.
• Des travailleurs BP évacués. Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé qu'il était en train d'évacuer d'Algérie "un groupe de travailleurs non-essentiels". Certains avancent le chiffre de 600 personnes mais il n'a pas été confirmé officiellement. "La situation demeure incertaine", ajoute BP dans un communiqué, précisant ne pas pouvoir confirmer s'il y avait eu des victimes. Icham, un ingénieur algérien, a réussi à joindre un de ses amis qui vient juste d’être libéré. "Il était un petit peu fatigué et traumatisé", raconte-t-il sur Europe 1, précisant que l’homme libéré n’a pas précisé dans quelles circonstances il est parvenu à quitter la base d'In Amenas. "Mais j’ai d’autres amis que je n’arrive pas à joindre, je ne sais pas où ils sont", ajoute Icham, inquiet.
• Hollande en alerte, mais discret. La France est en contact avec l'Algérie pour que "l'issue la meilleure" puisse être trouvée dans la prise d'otages en cours sur un complexe gazier de l'Est algérien, a déclaré jeudi François Hollande, confirmant au passage la présence de Français sur le site pétrolier. "La situation y est confuse et je suis en contact avec les autorités algériennes pour que l'issue la meilleure puisse être trouvée", a-t-il dit. "Le mieux est de n'en dire que le moins", a souligné le président français.
# LES OTAGES
Grosse incertitude de sur le nombre et la nationalité des otages :
• Combien sont les victimes ? Selon les informations fournies par le ministre de l'Intérieur algérien, "il y a eu deux morts, un Algérien et un Britannique". Mais les ravisseurs ont déclaré, jeudi après-midi, par l'intermédiaire d'un porte-parole islamiste, que l'armée algérienne avait tué 34 otages et 15 ravisseurs lors d'un raid. Mais cette dernière information n'a pas été confirmée et doit être prise avec précaution.
• Combien de Français sur place ? Le président français François Hollande a confirmé, jeudi midi, que des Français étaient détenus sur le site, mais leur nombre n'a pas été confirmé. Ils seraient quatre selon nos informations. Les services de renseignement collaborent également. C'est le quai d'Orsay qui centralise les informations entre les autres pays concernés par la prise d'otages. François Hollande a lui passé la nuit à l'Elysée. Il est informé en temps réel de l'évolution de la situation.
>>> A lire : Arnoux : "très préoccupé" par la prise d'otages
# LES RAVISSEURS
Les assaillants appartiendraient à la brigade de Mokhtar Belmokhtar al-Moulathamine. Surnommé "le Borgne", il est l'un des chefs historiques d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qu'il a introduit dans le Nord du Mali. Les assaillants présents sur place auraient miné le terrain. Ils ont menacé plusieurs fois de faire exploser la base qui est aussi l'un des complexes gaziers les plus importants au monde. Ils souhaitent quitter le pays avec leurs otages occidentaux. Mais le ministre algérien de l'Intérieur Dahou Ould Kablia, a souligné que les autorités ne négocieront pas avec les "terroristes".
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