Besson : le grand bain

Créé le 08/01/09 - Dernière mise à jour à 18h57
7 commentaires

L'ex-socialiste Eric Besson, concepteur du colloque qui réunit Nicolas Sarkozy, Tony Blair et Angela Merkel à Paris jeudi et vendredi, s'apprête à être promu au ministère de l'Immigration, voire à la direction de l'UMP. L'intéressé s'est pourtant fait plutôt discret sur le sujet en marge du fameux colloque.

Nouveau !
Toute l'actu en temps réel !
Téléchargez MyNewsBar

 
Je vote :
 
 

Lui est plutôt discret alors que l'entourage d'Eric Besson ne fait pas mystère de ce secret de polichinelle... L'ex-socialiste, concepteur du colloque qui réunit Nicolas Sarkozy, Tony Blair et Angela Merkel à Paris jeudi et vendredi, s'apprête à être promu au ministère de l'Immigration. Il remplacera donc dans quelques jours Brice Hortefeux, celui-ci succédant pour sa part aux Affaires sociales à Xavier Bertrand. Ce dernier quittera la gouvernement pour diriger à plein temps le parti majoritaire. A son nouveau poste, Eric Besson entend insister, assure son entourage, sur le "i d'Intégration", qui figure dans l'intitulé de ce portefeuille au côté de l'"Identité nationale".

Mais Eric Besson pourrait également se voir proposer un poste de secrétaire général adjoint de l'UMP. L'évolution est aussi radicale que rapide pour celui que François Hollande avait un temps pressenti pour lui succéder à la tête du PS. "Besson, il est très bon", a confié récemment Nicolas Sarkozy à quelques journalistes.

L'ex-député de la Drôme est le prototype du "traître", jugent au contraire ses ex-amis de l'autre bord. Il y a deux ans exactement, le PS publiait, sous la signature d'Eric Besson, une brochure taillant en pièces le programme de Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP à la présidentielle y était décrit en "néoconservateur américain à passeport français". Quelques semaines plus tard, Eric Besson quittait le PS, ulcéré par les propositions économiques de Ségolène Royal. Récupéré par Nicolas Sarkozy, il publiait en pleine campagne un violent pamphlet ("Qui connaît Mme Royal?"), puis montait à la tribune d'un meeting UMP à Dijon.

Il a été promu après la victoire de Nicolas Sarkozy secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des Politiques publiques, portefeuille auquel s'ajoute en mars 2008 l'Economie numérique. Il a créé parallèlement son club, les Réformistes, a invite à son lancement l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair auquel il aime à comparer Nicolas Sarkozy.