Bruxelles contraint les aéroports à s'adapter aux handicapés

Créé le 24/07/08 - Dernière mise à jour le 26/07/08 à 15h27
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Ce samedi entre en vigueur une série de dispositions visant à faciliter l'accès au transport aérien aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. Les aéroports européens doivent désormais proposer des services spécifiques et gratuits. Le règlement interdit aussi aux compagnies aériennes européennes et aux voyagistes de refuser une réservation ou l'embarquement en raison d'un handicap ou d'un problème de mobilité pour les vols transitant par l'UE. Xavier Bertrand, le ministre français du travail, des relations sociales et de la solidarité, a visité ce matin l'aéroport de Nice, l'un des premiers en France à s'être doté des installations nécessaires.

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Depuis ce samedi, les aéroports européens sont obligés de proposer des services spécifiques et gratuits pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite. L'introduction de ces règles, adoptées par le Parlement européen il y a deux ans, va permettre "de mettre un terme aux discriminations et d'offrir aux passagers handicapés et âgés l'assistance dont ils ont besoin dans leurs déplacements. Ces nouveaux droits constituent un progrès fondamental pour l'Europe du citoyen", a assuré Antonio Tajani, commissaire européen chargé des transports.

Depuis l'entrée de l'aéroport jusqu'à la porte d'embarquement, dans l'aéroport de départ comme dans celui d'arrivée, l'assistance doit désormais être adaptée à la capacité de mobilité de la personne qui en bénéficie. Le règlement interdit aussi aux compagnies aériennes européennes et aux voyagistes de refuser une réservation ou l'embarquement en raison d'un handicap ou d'un problème de mobilité, pour les vols décollant d'un aéroport de l'UE, comme pour ceux quittant un aéroport situé dans un pays tiers à destination d'un aéroport de l'UE.

Les personnes concernées ont toutefois intérêt à signaler leurs besoins au plus tard 48 heures avant le départ, "pour obtenir une assistance adaptée à leurs besoins", souligne la Commission.

La série de mesures concerne les quelque 127 millions de personnes à mobilité réduite de l'Union européenne, soit près du tiers de la population en comptant les personnes âgées.