C'était comment la téléphonie avant Free Mobile ?

Par Johann Duriez-Mise

Publié le 9 janvier 2013 à 18h41 Mis à jour le 10 janvier 2013 à 11h26

Le patron de Free Mobile Xavier Niel, lors du lancement le 10 janvier 2012.

Le patron de Free Mobile Xavier Niel, lors du lancement le 10 janvier 2012.

RÉTRO - Il y a un an, Free Mobile lançait un forfait illimité à 19,99 euros mensuels. Une offre qui a tout bouleversé.

Le "tout illimité" pour tous. Le 10 janvier dernier, coup de tonnerre dans le monde de la téléphonie mobile : Free annonce un forfait tout illimité à 19,99 euros par mois, sans engagement. Après plusieurs mois de polémiques (couverture réseau insuffisante, secteur plongé dans la crise) et quelques couacs (problèmes de réception ou de transition vers le nouvel opérateur), qu'est-ce que Free Mobile a vraiment changé ?

À LIRE : Pour Free Mobile, ce sera 19,99 euros

• Le prix des forfaits a chuté. La première conséquence directe : le prix de la facture en téléphonie mobile des Français, abonnés Free Mobile ou non, a radicalement baissé. Le 9 janvier 2012, un forfait illimité coûtait en moyenne 80 euros par mois. En divisant par quatre ce tarif, Free a clairement démocratisé les forfaits illimités. D'après l'association 60 millions de consommateurs, l'arrivée du quatrième opérateur aurait contribué à baisser la facture des Français de sept euros par mois, en moyenne, dès le mois d'août dernier.

L'explosion des achats de smartphones nus. Avant le 10 janvier 2012, la quasi-totalité des abonnés achetaient leur téléphone directement chez l'opérateur, avec un prix réparti dans l'abonnement mensuel. Avec le passage aux forfaits sans engagement, l'utilisateur doit dissocier l'achat d'un mobile de la souscription d'un forfait. La plupart des opérateurs proposent d'acheter des terminaux mobiles à crédit, mais cela n'entre plus dans le prix du forfait : celui-ci est plus transparent.

Comment les opérateurs se sont adaptés. En un mot : alignement. Orange et Bouygues Telecom avaient bien tenté d'anticiper l'arrivée de Free en lançant des marques low cost (respectivement Sosh et B&You). Mais les prix pratiqués étaient encore bien au-dessus des 19,99 euros mensuels. Finalement, il a fallu quelques semaines voire quelques mois à tous les opérateurs pour s'aligner quasiment exactement sur l'offre principale de Free Mobile. Récemment, certains opérateurs low cost ont même commencé à proposer quelques options supplémentaires : appels sur les mobiles à l'étranger, accès au très haut débit mobile, SMS illimités en Europe et dans les DOM et même une place de cinéma offerte par semaine (chez Sosh). Le tout pour le même prix à chaque fois.

À LIRE AUSSI : Free : la riposte de SFR et Orange

Déjà 5 millions d'abonnés. L'entreprise française avait annoncé dès son lancement vouloir faire un point sur ses activités mobiles une fois passé le cap des trois millions d'abonnés. Ce fut le cas aux alentours du mois de mai et malgré une menace de modification de ses forfaits, il n'en a rien été. Un après, le quatrième opérateur aurait passé le cap des 5 millions d'abonnés pour sa première année d'existence d'après certains analystes. Un chiffre impressionnant déjà synonyme de victoire pour les troupes de Xavier Niel.

2013, année charnière ? Il reste encore plusieurs chantiers : l'implantation des antennes du quatrième opérateur est en bonne voie mais va encore prendre de longs mois, l'obligeant à maintenir son très cher partenariat avec Orange (on parle d'un contrat d'un milliard d'euros). Autre point à ne pas négliger : la 4G ou le très haut débit mobile. Tous les concurrents s'apprêtent à lancer leurs offres mobiles mais Free ne semble pas encore prêt. Le catalogue de mobiles proposé sur la page du site Free Mobile reste encore assez pauvre, même si tous les types de téléphones mobiles sont bien représentés. Enfin la qualité générale de son service reste à améliorer, notamment dans les zones moins bien desservies par Orange.

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