La CGT a appelé mercredi ses partenaires des autres syndicats à élaborer "une position commune" sur la modulation du temps de travail après le "coup de force" de la majorité parlementaire qui a adopté un article de la proposition de loi Warsmann sur ce sujet. "Alors que le président de la République dit donner deux mois à une négociation employeurs/syndicats sur les accords dits de 'compétitivité', la majorité parlementaire tente le coup de force en modifiant dès maintenant l'architecture du droit du travail dans un article de la proposition de loi" du député UMP Jean-Luc Warsmann, affirme la CGT, dans un communiqué.
Selon la centrale, "aujourd'hui, tout salarié peut exiger le respect de son contrat de travail en particulier sur les dispositifs relatifs aux horaires et à sa rémunération", mais "demain sous couvert d'un accord compétitivité signé dans son entreprise, le salarié se verra privé de tout recours" et "n'aura d'autres choix que d'accepter le chantage à l'emploi", argue la centrale. La CGT "considère indispensable que les syndicats de salariés élaborent une position commune pour s'opposer à ce déni de démocratie sociale" et estime qu'il s'agit d'un "motif supplémentaire pour mobiliser et réussir la journée d'action du 29 février", à laquelle appelle la centrale de Montreuil.
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