A cinq mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a pilonné vendredi le projet de la gauche de réduire la part de l'énergie nucléaire en agitant la menace d'une "vague massive de délocalisation" et d'un "cataclysme" économique pour le pays, s'attirant une vive riposte du PS et des écologistes. Après quelques coups de griffe distribués au gré de ses sorties, le chef de l'Etat a sonné vendredi la charge contre l'accord passé entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts. "Destruction", "catastrophe", "folie", "intérêt national mis en cause" et même "retour à l'époque de la bougie". Dans le Vaucluse et la Drôme, le coeur de la filière nucléaire française, sa plaidoirie fut sans nuance.
Depuis Lyon, François Hollande, candidat PS à la présidentielle, l'a accusé d'être "dans une espèce de caricature et d'affirmation d'un modèle qui paraît aujourd'hui dépassé". Martine Aubry a dénoncé "les mensonges" d'un "président du siècle dernier" et Cécile Duflot (EELV) fustigé des "contre-vérités douteuses". Première salve présidentielle, à l'usine Isover Saint-Gobain d'Orange, productrice de laine de verre isolante et grosse consommatrice d'électricité.
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