EN DIRECT - Suivez la première audience du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris.
Ils sont 10 au total à être jugés. Mais celui qu'on attendait le plus ne devrait pas être là. L'ancien président français Jacques Chirac, qui a présenté une expertise médicale annonçant qu'il souffre de graves troubles neurologiques, devait être dispensé de comparution à son procès s'ouvrant lundi à Paris, le premier d'un ancien chef d'Etat en France. Suivez l'audience en direct grâce à Europe1.fr.
14h40 : Me Le Borgne appuie les propos de son confrère. Selon le bâtonnier, "la non comparution de Jacques Chirac est la conséquence du dépassement du délai raisonnable". "Croyez vous qu'on puisse avoir un procès de vérité 20 ans après les faits", demande Me Le Borgne. "'Saviez-vous que cette embauche était fictive ?', cette question ne pourra jamais être posée", regrette-t-il.
14h35 : L'avocat de Jean De Gaulle, Me Chabert, invoque le "délai raisonnable". Selon l'avocat, son client n'a pas été entendu depuis 2003. Il évoque la nullité de la procédure et l'extinction de la procédure..
14h28 : Me Kiejman à la barre. "Les défenseurs de Jacques Chirac ne voient aucun inconvénient à une contre-expertise", dit Me Kiejman, avant de mettre en cause l'association Anticor, "des gens portés par leur ego, leur paranoïa narcissique".
14h24 : Les avocats de l'association Anticor sont à la barre. "Nous ne souhaitons pas un énième report de ce procès", dit l'avocat de l'association. Mais il demande une contre-expertise médicale pour vérifier si Jacques Chirac est bien dans l'incapacité d'assister aux débats. "Un rapport oral suffirait", précise-t-il et demande que les résultats soient connus dès mardi. "Anticor souhaite un procès de la dignité mais aussi de la vérité", dit l'avocat.
14h17. Le juge lit la lettre de Jacques Chirac. "Ma volonté d’assumer ce procès est totale, elle montre que tous les Français sont égaux devant la justice. Je ne pense pas être en situation de d'apporter mon concours (à mes avocats)", écrit Jacques Chirac.
14h14 : Le parquet demande au tribunal d'accepter que les avocats de Jacques Chirac puissent le représenter pendant le procès.
14h05 : Me Veil, l'avocat de Jacques Chirac, est à la barre. "En 2007, Jacques Chirac pouvait assurer sa défense et collaborer avec ses avocats", dit Me Veil. "Son état de santé s'est dégradé. Les plus proches de Jacques Chirac ont décidé de transmettre au tribunal un certificat médical édifiant. J'aurai souhaité qu'il ne souffre pas de fuite", poursuit-il. "Le spectacle donné par les parties civiles aujourd'hui et par le passé justifie la modification de la constitution qui le protège contre les déments et les plaisantins qui voudraient le faire citer devant un tribunal", dit Jean Veil.
Entre 2007 et 2011, l'état de Jacques Chirac s'est particulièrement dégradé, dit son avocat. "Il a été et il est souffrant", dit Jean Veil. "Je demande solennellement un minimum de pudeur et de discrétion", déclare-t-il.
13h56 : Les témoins sont également appelés. Six d'entre eux sont présents. Alain Juppé a fait savoir par courrier au président du tribunal qu'il a déjà tout dit à la juge d'instruction et n'a pas l'intention de répondre favorablement à la convocation. Néanmoins, le tribunal a demandé au gouvernement de pouvoir entendre le ministre des Affaires étrangères. Le conseil des ministres a répondu favorablement à cette demande, indique le président. Alain Juppé, initialement convoqué le 14 septembre, a indiqué que cette date ne lui convenait pas. Le président propose donc le 15 septembre, "sous réserve de tout ce qu'il va se passer", dit le président.
13h51 : Le président liste toutes les parties civiles. De nombreuses associations farfelues, des particuliers et "le roi Jaka 1er"...
13h44 : Le président fait lui aussi l'appel des prévenus. Il vérifie leurs date et lieu de naissance ainsi que leur niveau de revenus. Michel Roussin indique percevoir un traitement de 12.000 euros.
Marie-Thérèse Poujade fait, elle, savoir au tribunal par courrier que son état de santé ne lui permet pas d'assister à l'audience.
13h40 : L'audience est ouverte. La greffière fait l'appel des prévenus.
13h30 : La salle commence à se remplir de journalistes, d'avocats et de parties civiles. Le conseiller de Paris écologiste Yves Contassot est aussi dans la salle, sans doute juste en spectateur.
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