Une varoise de 55 ans, qui s'était fait explanter ses prothèses mammaires PIP, demande à la justice qu'on lui restitue les implants pour expertise, alors que celles-ci ont été conservées, sur décision de l'Afssaps, selon le chirurgien, a-t-on appris jeudi de son avocate.
Chantal Martini-Laugier, qui s'est fait retirer en février, après le scandale sur le gel non conforme, deux prothèses PIP posées en 2006, s'est rendue jeudi dans un hôpital marseillais pour une expertise judiciaire ordonnée par le TGI de Toulon dans le cadre de sa demande d'indemnisation. "Outre la procédure d'indemnisation, nous souhaitons récupérer les prothèses qui ont été explantées pour les faire analyser", a indiqué à l'AFP son avocate, Me Christine Ravaz, expliquant que les implants avaient été conservés par le chirurgien marseillais qui les a retirés.
"C'est une décision totalement arbitraire, justifiée par aucune mesure sanitaire. C'est une confiscation pure et simple et une entrave à la manifestation de la vérité", a précisé l'avocate toulonnaise, expliquant qu'il était nécessaire pour l'enquête que les prothèses soient analysées par un expert judiciaire.
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