Les deux élus locaux ont chacun leur poulain pour reprendre l'entreprise de lingerie.
A droite, Laurent Wauquiez, maire UMP du Puy-en-Velay. A gauche, Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire. En jeu, le sauvetage de l'usine Lejaby d'Yssingeaux, en Haute-Loire. Chacun y va donc de son offre de reprise : Laurent Wauquiez assure avoir "cinq pistes sérieuses", tandis qu'Arnaud Montebourg s'associe à l'offre de reprise menée par la co-fondatrice de Princesse Tam Tam.
"Pas de faux espoirs"
"Il faut être très prudent, ne pas donner de faux espoirs" aux salariés, prévient Laurent Wauquiez. Mais le ministre de l'Enseignement supérieur a tout de même annoncé jeudi avoir "cinq pistes sérieuses" de repreneurs. Pour chacune des pistes, "nous allons mettre sur la table le maximum d'argent et d'accompagnement en terme de réindustrialisation, afin de garder les emplois", s'est-il engagé. Mais le maire du Puy-en-Velay a indiqué qu'il était "trop tôt" pour dire combien de salariés pourraient être gardés.
Le socialiste Arnaud Montebourg, qui s'était rendu la semaine dernière à Yssingeaux, apporte sa propre pierre à l'édifice. Il doit retourner vendredi en Haute-Loire accompagné d'Assya Hiridjee, ancienne directrice de collection chez Princesse Tam Tam. Elle "s'apprête à créer une nouvelle marque française de lingerie féminine, et souhaite produire cette lingerie en France", assure l'élu de Saône-et-Loire.
"Examiner les conditions de reconstitution d’un atelier"
"Sa venue à Yssingeaux a pour objet d’examiner les conditions concrètes de reconstitution d’un atelier dans l’usine de Haute-Loire, en mesurer la faisabilité technique et financière et rencontrer les ouvrières Lejaby pour discuter avec elles des conditions de remise en marche d’un outil de travail sur le site Lejaby", écrit Arnaud Montebourg sur son site internet.
Le préfet du Rhône a quant à lui obtenu mercredi du nouveau président de Lejaby, Alain Prost, qu'il laisse les quelque 200 machines à coudre dans l'atelier. "Il nous a demandé de participer" pour faciliter une reprise de l'usine d'Yssingeaux, probablement dans le secteur du textile, et "nous avons acquiescé", a expliqué Alain Prost, qui assure se sentir "responsable, concerné, quelquefois même coupable" par rapport à ces salariés. "Nous avons même proposé d'envoyer du matériel plus performant" du siège de Rillieux, a-t-il ajouté.
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